22è journée de la Botola Maroc Telecom D1: JSKT-KACM et KAC-OCK sur le fil du rasoir !

22è journée de la Botola Maroc Telecom D1: JSKT-KACM et KAC-OCK sur le fil du rasoir !

Les partenaires de Neghmi (FAR) ont su retrouver les ressources mentales pour se révolter. Ils comptent cinq points d’avance sur ceux de Zaïd Kerrouch (MAT) et avec un match en moins.

Nous voilà une fois encore devant une journée incomplète de la Botola Maroc Telecom D1 à cause de la participation de nos trois représentants, le FUS, le WAC et l’IRT au safari africain.

Cette journée sera dominée essentiellement par des duels sans merci opposant des équipes qui occupent le bas du tableau, à savoir le JSKT au KACM et le KAC à l’OCK. Ces quatre formations tardent à sortir d’une situation désastreuse qui commence à inquiéter leurs supporters. Comment expliquer le cas d’un club comme le Kawkab de Marrakech dont la dernière victoire à domicile remonte à la neuvième journée contre l’IRT. Difficile d’y croire. Pourtant, les faits sont là. Le manque d’un tueur devant les cages y est certainement pour quelque chose. Idem pour le JSKT, adversaire du jour. Lui aussi traverse une passe difficile qui s’aggrave davantage avec les mauvais résultats qui s’accumulent. D’où le limogeage de Hicham Idrissi.

Comme un clou en chasse un autre, c’est Abderrazzak Khaïri, puisque c’est de lui qu’il s’agit, qui a enfilé le costume de pompier de service pour sauver le club tadlaoui de la rélegation. Ce stratège très apprécié saura comment déclencher un déclic psychologique et donner envie à ses protégés d’avoir le cœur à l’ouvrage chaque journée.

À commencer par le dur combat qui les attend face à ceux d’Ahmed Bahja. Avec un match en retard et un compteur bloqué à quinze unités, les Tadlaouis n’ont pas d’autre alternative que de gagner. Les Marrakchis, en quête de rachat après le nul face aux Gharbaouis, nourrissent eux aussi plein d’espoir de renouer avec la victoire afin de creuser l’écart les séparant des locaux car ils sont très proches les uns des autres (14è et 15è). Nul doute, ce bras de fer s’annonce chaud et bouillant. Il est bien difficile de dire à l’avance qui en sortira vainqueur. 

Dans cette même ligne, le KAC, en totale déconfiture, a donc huit matchs pour sauver sa tête de la guillotine. Contre l’OCK il ne doit pas s’attendre à un traitement de faveur. Pour Bayat, Chibi et compagnie, chaque journée qui passe est un péril en marche. Une question vient à l’esprit : pourquoi ils peinent à trouver un équilibre pour sortir de l’impasse. Ce ne sont pas les maigres récoltes glanées ici et là (FUS et KACM) qu’on arrive à redresser la situation.

N’oublions pas que les derniers mètres sont les plus longs à parcourir (le reliquat des matchs à livrer s’entend). Lors de la précédente journée, les protégés de Azzeddine Aït Joudy ont montré des choses intéressantes face à ceux de Talib. Ils se sont même procuré quelques belles occasions de scorer, mais en vain. Vu de cet angle, les phosphatiers ont les moyens d’aller chercher un bon résultat en terre gharbaouie. Pour éviter toute surprise de taille, les riverains de Sebou devront impérativement réagir. On n’avance pas si on ne prend pas de risques.

Parallèlement, les Rifains qui figurent eux aussi dans la zone de turbulence risquent de passer une mauvaise soirée en affrontant les Berkanis. L’inquiétant classement (13è) reflète leur niveau du moment. Contrairement au club de la clémentine qui est dans le wagon de tête, la formation hoceimie est au bout du gouffre. C’est le match des extrêmes, le rapport des forces sur le terrain n’est pas très équilibré, tellement L’écart qui sépare les deux équipes est énorme -dix-sept longueurs-. Que s’est-il passé face au MAT ? Alors que les hommes de Youssef Fertout menaient au score, un incident s’est produit, d’où le tournant du match.

Abdessamad Lembarky, connu par son calme olympien, a donné un coup de pied à son adversaire sous le regard de l’arbitre. Ce dernier n’a pas hésité à brandir le carton rouge. Même sous l’effet de la nervosité, le maître à jouer devra faire preuve de retenue et de discipline.

Comme un malheur ne vient jamais seul. Naji et Akouili ont été expulsés à leur tour. Profitant de l’infériorité numérique, les «Rojiblancos» ont réussi à renverser la vapeur et à prendre le dessus (2-1). La pilule est amère et dure à avaler. Privé de ces trois éléments indispensables au sein de l’effectif, le technicien Fertout aura du mal à combler ce vide pour tenir la dragée haute à son hôte du jour qui est plus motivé que jamais.

Depuis de longues semaines, les Tétouanais courent après le succès et accumulent les frustrations. La victoire inespérée à domicile au détriment du Chabab d’Al Hoceima amoindri leur a permis de retrouver des couleurs et le chemin des filets. Le coach Sergio Lobera espère que c’est un résultat sur lequel il va s’appuyer pour aller de l’avant. Seulement, le long déplacement à Rabat est semé d’embûches. La tâche risque d’être très ardue, l’ASFAR, son adversaire du jour, va beaucoup mieux. Les partenaires de Neghmi ont su retrouver les ressources mentales pour se révolter. Ils comptent cinq points d’avance sur ceux de Zaïd Kerrouch et avec un match en moins. Le contingent militaire semble ainsi bien armé pour venir à bout de son antagoniste.

L’autre affiche qu’abritera le Grand stade d’Adrar promet d’être spectaculaire. Elle opposera le HUSA au CAK. Auteurs d’un parcours mi-figue, mi-raisin, Soussis et Zayanis ont perdu toute option pour le titre. Ils vont se contenter de gagner des places au classement et pourquoi pas animer la Botola, leur confrontation se déroulera loin de toute pression psychologique… et que le meilleur gagne.

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