À qui profite la crise?

Que se passe-t-il au sein du KACM ? Un flot de questions s’impose. Qui dirige quoi ? trop de décisions sont prises à la hâte par une poignée d’hommes sans consulter la majorité. Qui tient les rênes? On sait depuis longtemps que ceux qui prennent les commandes du club ne sont qu’une façade des vrais décideurs qui vivent dans l’ombre.
Depuis le 3 mai dernier, date de la démission de Mohamed Mediouri, président du comité directeur du KACM, le club de la ville rouge traverse une crise sans précédent. Tout le monde pensait que le KACM, avec son passé glorieux, son palmarès, sa situation financière enviable, était loin d’affronter de tels problèmes de gestion. D’autant plus que la crise n’a pas fini de s’éterniser non sans entraîner des conséquences néfastes sur l’avenir de ce grand club.
Depuis cette date, le KACM vit dans un vide juridique qui aurait pu être évité s’il y avait eu une assemblée générale extraordinaire.
Dès lors, une commission préparatoire (huit disciplines) a vu le jour dans le but de la tenue de l’AGE tant attendue. Mais il paraît que certains ont choisi la manipulation en se cachant derrière le conseil d’administration auquel ils veulent donner un rôle qui ne lui sied pas dans ces circonstances. Ce faisant, ils ont provoqué une assemblée générale du conseil d’administration, prévue ce vendredi 19 juillet, pour parer à toute éventualité. S’agit-il d’une manoeuvre pour contrecarrer ladite commission préparatoire, lui mettre les bâtons dans les roues ou gagner du temps pour faire durer le statu quo ? Cette vision de la sortie de la crise a été complètement rejetée. Un autre élément vient de s’ajouter à cette situation, à savoir l’appel à la tenue de l’assemblée générale de la section football pour le 2 août 2002, proposé par une commission de football inconnue des adhérents. Chose qui a suscité la colère de trois associations de supporters qui se sont donné comme objectif de tenir une conférence de presse urgente pour mettre fin à cette mascarade et démasquer le jeu. Le KACM, il faut le rappeler, est la propriété de toute une ville, toute une région. Il est temps de changer les vieilles méthodes, les vieilles mentalités douteuses, et de mettre sur pied ce glorieux club. D’autant plus que ces mêmes manoeuvres ont failli précipiter l’équipe du football dans le gouffre du GNFII en cette fin de saison. Il a fallu attendre la dernière journée pour que le KACM sauve sa peau qui ne vaut plus cher par la faute d’une gestion abracadabrante.

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