Abdelilah Rougchi : «Notre objectif est d’arriver en demi-finales»

Abdelilah Rougchi : «Notre objectif est d’arriver en demi-finales»

ALM: Comment se déroulent les préparations du Sept national pour le 20ème Championnat d’Afrique des Nations?
Abdelilah Rougchi: Elles ont commencé avec du retard. Et ce n’est un secret pour personne, le secteur du handball ne bénéficie pas du même intérêt que celui du foot. Les préparations se déroulent suivant les moyens qui sont à la disposition de la Fédération du handball. A titre informatif, la subvention que nous devons recevoir de la Fédération en janvier 2011, nous ne l’avons perçue que le 14 août 2011, soit huit mois de retard. Donc, quand les moyens font défaut, le niveau n’atteint pas son apogée.

Cela explique-t-il le parcours très modeste de l’équipe nationale aux Jeux Panarabes de Doha?
Vous savez, nous avons reçu la deuxième partie de la subvention le 12 décembre 2011, le même jour où l’équipe nationale a perdu contre son homologue égyptienne sur un large score. Comme je vous l’ai dit, pour bien se préparer il faut avoir les moyens et les recevoir à temps. Mais les Jeux Panarabes ne sont pas autant importants que ce Championnat d’Afrique. Il convient quand même de dire qu’il faut remettre la sélection nationale d’aplomb après les résultats obtenus à Doha.

Quel est l’objectif à atteindre lors de ce championnat?
Notre objectif est d’arriver en demi-finales. Cela ne veut pas dire que nos ambitions sont limitées. Malgré un tirage difficile, nous allons nous battre pour remporter une place au podium et tirer notre épingle du jeu.

Est-ce que la présence de la Tunisie estompe les chances de l’équipe nationale?
La Tunisie est la tenante du titre, c’est une grande et excellente équipe qui met à la disposition de ses joueurs et dirigeants une infrastructure appropriée et les moyens nécessaires. Le handball s’y porte bien depuis 1980. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de petites ou grandes équipes. En Afrique, le handball a pris son envol et on voit de plus en plus de joueurs physiquement aptes à faire la différence. Autrement dit, il ne faut sous-estimer aucune équipe.

Avez-vous réussi à créer une cohésion entre les joueurs, surtout qu’ils vont jouer pour la première fois ensemble?
Parfaitement. Le moral est au beau fixe et avec la présence de l’entraîneur Philippe Carrara, l’harmonie et l’homogénéité ont été réalisées et cela crée une atmosphère propice à la cohésion d’équipe. Les huit joueurs qui évoluent en France sont bien entrés dans le moule et s’entraînent avec sérénité et dévouement, c’est fort important pour une bonne prestation.

Comment, selon vous, il faut promouvoir le handball?
Ce n’est pas le puits qui est très profond, mais c’est la corde qui est trop courte. Nous avons de bons joueurs jeunes et ambitieux mais ce qui manque au Maroc ce sont l’infrastructure idoine et les moyens qui représentent le moteur de la locomotive. On espère un intérêt recrudescent des autorités et des responsables pour un meilleur avenir du handball.

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