Abeljaouad Belhaj: «Je ne voudrais pas faire des pronostics trompeurs, mais je crois en toute l’équipe»

Abeljaouad Belhaj: «Je ne voudrais pas faire des pronostics trompeurs, mais je crois en toute l’équipe»

Entretien avec Abeljaouad Belhaj, président de la Fédération royale marocaine de boxe (FRMB)

Certaines écoles de boxe restent les pionnières dans cette discipline comme Cuba, USA, et certains pays de l’Est et d’Asie. Toujours est-il que sur le ring la volonté et le courage du boxeur l’emportent sur le reste et donc les chances deviennent égales.

ALM : Où en sont les préparatifs à deux semaines de l’ouverture des Jeux Olympiques de Rio au Brésil ?

Abeljaouad Belhaj : Les préparatifs ont commencé dès la saison sportive 2012 après les JO de Londres. Cela est justifié par l’étude et ensuite la concrétisation de la refonte d’abord de la direction technique en nommant Mounir Barbouchi DTN (Marocain résidant en France, haut cadre spécialisé en boxe au ministère de la jeunesse et sport français avec expérience à la fédération française de boxe et plusieurs centres sportifs), ensuite le renforcement du staff technique marocain par le recrutement d’un entraîneur cubain (pays réputé et premier dans le monde de la boxe internationale) chargé des boxeurs hommes et d’un entraîneur ukrainien ayant de l’expérience en formation chargé des boxeurs femmes.

A côté des concentrations, stages et calendrier établis par la direction technique, nous avons décidé la création de la franchise Maroc de boxe «Lions de l’Atlas» pour prendre part à la WSB, ce tournoi annuel international de boxe professionnel de l’AIBA qui est qualificatif pour les JO, aussi en fructifiant les participations aux tournois mondiaux et en renforçant l’internalisation du Trophée Mohammed VI également, en faisant participer que ce soit l’équipe masculine ou féminine a tous les tournois qualificatifs aux jeux olympiques. Récemment après la qualification des boxeurs, le groupe a participé à un stage regroupant plusieurs pays aux USA, l’ensemble devait se rendre en Turquie pour un tournoi international. Mais vu la situation dans ce pays nous avons jugé que les conditions risquent d’être difficiles pour les athlètes et on a préféré les mettre en concentration ces 10 derniers jours avant leur départ pour Rio au centre de l’Institut Moulay Rachid en invitant les boxeurs camerounais et gabonais pour assurer le sparring-partner.

Quels sont les objectifs de nos boxeurs pour ces Jeux Olympiques ? Y a-t-il réellement des chances de remporter des médailles ?
L’objectif pour tout athlète dans ces jeux c’est le podium en passant par une meilleure performance et une participation progressive chacun dans sa catégorie afin de réaliser surtout son ambition personnelle et satisfaire celle de ses dirigeants techniques et administratifs et ainsi offrir à tous les Marocains et à Sa Majesté le Roi Mohammed VI une représentation exemplaire, digne de notre pays. Quant aux chances de médailles, je ne voudrais pas faire des pronostics trompeurs, mais je crois en toute l’équipe, j’encourage tous les boxeurs hommes et femmes à jouer pour le podium.

Pour vous, que faudra-t-il pour considérer que nos boxeurs nationaux auront réussi ces Jeux ?

Il est clair que déjà la qualification a été dure car le système d’organisation de l’AIBA est devenu plus intransigeant et sollicite de grandes performances techniques, physiques et psychiques, Passer ce cap est une consécration satisfaisante à l’instar des 10 qualifications pour les JO de Pékin et des 7 pour les JO de Londres. Néanmoins pour ces jeux de Rio je serai plus exigeant, si Dieu le veut, pour avoir un podium ou deux car la stratégie de préparation de la Fédération a été faite dans ce sens. Celle-ci a été basée sur les moyens d’internalisation du boxeur marocain à travers la décision, ô combien aventureuse et coûteuse en termes de cahier des charges, pour la création de la franchise Maroc de la WSB et de l’APB qui ont permis à nos boxeurs une classification et une expérience mondiales, et là je tiens à féliciter et à remercier mon ami et vice-prèsident Mohamed Loumaini pour les études et travail de fond et de forme pour mettre en place ces 2 structures auxquelles je tenais tout en étant sûr de leur résultat.

Quelles nations seront vos plus sérieuses rivales lors de ces JO ?

Tout en ayant de l’estime pour tout boxeur qualifié de tout pays, il ne faut déconsidérer aucune nation car le podium aux JO est une opportunité rêvée pour tout athlète. Néanmoins, certaines écoles de boxe restent les pionnières dans cette discipline comme Cuba, USA, et certains pays de l’Est et d’Asie. Toujours est-il que sur le ring la volonté et le courage du boxeur l’emportent sur le reste et donc les chances deviennent égales.

S’agissant des boxeurs, quels sont les éléments sur qui vous pouvez compter ?

Je compte sur toute l’équipe car chaque catégorie de poids a sa particularité pour une classification meilleure.

Est-ce que vous pouvez nous parler du staff qui le compose, et pourquoi ces choix ?

Le staff est composé :
– Du directeur technique Mounir Barbouchi dont j’ai cité précédemment, qui a su donner un autre souffle aux entraîneurs marocains et réalisé une planification objective pour la préparation du groupe avec un programme de stages et tournois diversifié selon les différentes écoles de boxe mondiales.
-les entraîneurs :
La technique cubaine avec l’apport du technicien Dogaberto et la formation ukrainienne avec l’intégration de Audrey à côté des meilleurs entraîneurs marocains qui se sont succédé pendant cette période tels que Mesbahi, Sourour, Meniane sans oublier ceux qui ont assuré leur encadrement auparavant tels que les frères Achik et d’autres et bien sûr ceux qui les ont formés, à savoir les entraîneurs de leurs clubs respectifs.
Avant de clore, je félicite et remercie tous les membres de la fédération qui ont dirigé avec abnégation toutes les activités de la boxe marocaine.
Je saisis cette opportunité pour remercier nos partenaires financiers qui ont contribué de près à toutes les actions de la fédération afin de concrétiser ces objectifs qui sont le ministère de la jeunesse et des sports, le Comité olympique et les sponsors.

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