Abrami «peut-être» au Qatar

Aujourd’hui Le Maroc : Qu’en est-il de vos contacts avec le club qatari d’Al-Khour ?
Lahcen Abrami : J’avais disputé en octobre dernier les demi-finale et finale de la Coupe du Qatar au sein d’Al Khour qui est dirigé par l’ancien coach du WAC, le Français Ladislas Lozano. Sur insistance de Lozano, des contacts avaient été engagés aussitôt par les responsables d’Al-Khour pour mon recrutement, mais nous n’étions pas parvenus à un accord, la proposition du club n’ayant pas suscité mon adhésion. Mais, de retour au Maroc, j’ai rencontré le président du club qatari et je lui ai reformulé mon offre. Quand il rentrera chez lui, il verra la suite à y donner.
On sait que les négociations sont toujours en cours pour ficeler un accord dans les quinze prochains jours. Concrètement, cela se chiffre à combien ?
Ecoutez, je vais être franc, car je n’ai rien à cacher. La proposition que m’ont faite les dirigeants d’Al-Khour se chiffre à 60.000 dollars pour la prime de signature jusqu’à la fin de la saison actuelle, avec un salaire mensuel de 4.000 dollars. Moi, j’ai demandé un peu plus…
Pouvez-vous être un peu plus explicite?
Disons que j’ai demandé 80.000 dollars pour la prime de signature…
L’écart n’est pas très important. Et puis vous rejoindriez vos compatriotes Benchrifa et Rokki…
Effectivement. Mais, justement, là, il y a problème. Parce que dans le cas où je serais recruté, Al-Khour disposerait de quatre étrangers dans ses effectifs. Car, outre Benchrifa et Rokki, il y a également un Ghanéen qui évolue dans les rangs d’Al-Khour. Mais cela, ce n’est pas vraiment mon problème…
Parlons un petit peu de votre expérience professionnelle…
Entre 1998 et 2000, j’ai évolué dans les rangs du club turc de Gençler Birligi. Durant toute cette période, j’ai toujours été titulaire et j’ai notamment joué aux côtés de Geremy, actuellement au Réal de Madrid. Les ennuis ont commencé lorsque j’ai voulu partir au Werder de Brême et que les dirigeants du club turc n’ont pas voulu y donner suite, en exigeant que je signe pour trois ans. La seule issue pour moi était que je retourne au Wydad de Casablanca.
A propos de la finale de la Coupe du Trône contre le MAS. On a eu l’impression que, contrairement à d’habitude, vous étiez confiné dans un rôle strictement défensif…
Les consignes de l’entraîneur Oscar Fullone étaient d’évoluer en 3-5-2. Je devais donc tenir mon rôle de défenseur aux côtés de Louissi et Talha. Le match était très important. Et Dieu merci, à l’issue de ce match tactique, nous avons réussi à remporter cette finale que nous dédions à notre merveilleux public. Il s’agit de ma première Coupe du Trône et j’en suis particulièrement fier et heureux.
Et en ce qui concerne la finale de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupe ?
Il s’agit d’un match très important que nous devons aborder dans les meilleures conditions, face à l’Asante Kotko du Ghana, qui est un sacré client. D’autant plus que Louissi, qui est un élément stabilisateur en défense, sera suspendu. En ce qui me concerne, j’ai une revanche à prendre sur le sort, car ma suspension m’a privé de disputer la demi-finale retour face à l’USM d’Alger. Une demi-finale, que j’ai suivie à la télévision et sur mes nerfs, et durant laquelle mes coéquipiers du Wydad ont fourni un match héroïque. Et je les félicite pour cette qualification qui honore le football marocain dans son ensemble.

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