Affaire Baba-Baala : Mehdi Baala : «De toute façon, c’est de ma faute»

N’y avait-il pas moyen d’éviter cette bousculade ?
Mehdi Baala : A la base, j’ai mal couru. Et je m’en veux. J’ai trop attendu. Je ne m’attendais pas à ce genre de course. J’ai déconné. J’ai fait beaucoup trop l’extérieur. Après je suis devant, mais je me laisse déborder par 1 puis 2 puis 3 gars. Après c’était fini. Et je ne peux plus réagir. Je me suis piégé moi-même. Je suis coincé à la corde et je me laisse ensuite enfermer. Je fais une grosse erreur de placement. On ne me laisse pas passer, mais c’est le jeu. Si je n’essaye pas, je me fais sortir de toute façon. Il y a un écart du Marocain (Baba) puis une bousculade. Je trouve qu’il tombe facilement, mais cela veut dire aussi qu’il était fatigué. Quand on est fort sur ses jambes, on ne tombe pas.

Que pensez-vous de la décision de vous disqualifier ?
La décision est la meilleure puisque c’est celle qui a été prise par le jury. Et c’est celle qu’il pense comme étant juste.
La France a fait ce qu’elle avait à faire en faisant appel. De toute façon, c’est de ma faute.

Quel sentiment domine après cette disqualification ?
Je suis déçu parce que j’avais l’ambition d’aller au moins en finale. J’avais de bonnes sensations. Je suis persuadé que je pouvais gagner (la finale). Je sais que je suis le plus fort dans cette course.
Maintenant, il va falloir attendre un an (les JO). C’est frustrant car je n’ai pas l’impression de m’être employé. Là, j’étais au top. Je me croyais à l’abri de ce genre d’incident.
Mais c’est le 1500 m. Maintenant, je vais honorer mes engagements à Zurich (le 7 septembre). Mais je ne sais pas dans quel état je vais être. Là, je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai essayé de courir ce matin mais les jambes me faisaient mal. De toute façon, même si je battais le record du monde, cela ne changerait rien à ma déception.

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