Ait Hammou : «Une question d’expérience»

Ait Hammou : «Une question d’expérience»

ALM : Comment se déroulent vos préparatifs pour les Jeux olympiques d’Athènes ?
Amina Ait Hammou : Depuis quelque temps, je m’entraîne avec l’équipe nationale au centre d’athlétisme de Rabat. La semaine prochaine nous avons un stage de concentration d’au moins trois semaines à Ifrane. Avec mon coach, Driss Hajjou, je travaille tous les aspects de ma discipline, technique, mais aussi physique. Après quoi, j’entamerai le stade des compétitions internationales, avec, notamment, le Grand Prix et la Golden League.
Depuis votre première participation aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, où vous avez atteint le stade des quarts de finale, vous avez énormément progressé. Qu’est-ce qui manque à Amina Ait Hammou, élue athlète de l’année par « Al Mountakhab », pour décrocher une médaille ?
Ce qui me manquait énormément avant, c’était l’expérience. Maintenant que j’ai acquis plus d’expérience, que j’ai participé à plusieurs compétitions internationales, notamment les derniers championnats du monde d’athlétisme qui se sont déroulés à Paris, où j’ai disputé la finale des 800 m, où j’ai réalisé la meilleure performance féminine marocaine, et où j’ai raté de peu une place sur le podium, je pense que j’ai maintenant plus de chances de figurer parmi les trois premiers de cette distance. Si tout se passe bien. Dans le monde de l’athlétisme, rien n’est prévisible. Tout peut se passer à la dernière minute, une blessure ou un problème de santé par exemple. Ou encore, il arrive qu’on prépare bien son objectif et puis le jour « j », on passe à côté de sa course.
Vous êtes spécialiste de l’une des épreuves les plus difficiles de l’athlétisme féminin, mais aussi masculin, à savoir les 800 m. Quelles sont vos chances face aux grands bonnets de cette discipline, l’indétrônable reine de l’épreuve Maria Mutola, la Britannique Kelly Holmes, et la Slovène Natalya Krushelyova ?
Cela dépendra des performances réalisées par les différentes athlètes de cette discipline. Et cela on le saura lors des prochaines compétitions internationales qui vont précéder les Jeux olympiques. Je veux dire la Golden League et le Grand Prix. En se basant sur les résultats de chacune d’entre elles, et en fonction de mes prestations bien sûr, je pourrai me situer par rapport à mes concurrents.
Y aura-t-il d’autres athlètes marocaines qui seront alignées sur cette distance à Athènes ?
Il n’y a pas que moi qui vais prendre part à l’épreuve du 800 m. Il y aura aussi ma soeur Soltana. On parle également du retour de Hassana Ben Hassi qui se prépare sérieusement pour ne pas rater ce grand rendez-vous, que sont les Jeux olympiques.

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