Alexander Frei : Une mécanique de précision

Alexander Frei : Une mécanique de précision

"L’équipe de France est largement favorite du groupe, martèle le joueur de 25 ans. On me parle d’une crise en équipe de France: sûrement pas!. Les Bleus ont changé, pas la qualité".
"On aborde ce match contre l’Equipe de France avec respect, mais dans l’esprit de faire un truc, un bon résultat, au minimum un nul", ajoute-t-il.
"Vous, en France , vous avez le choix entre 200 et 300 joueurs pour votre sélection, nous en Suisse , seulement 50. La France doit se qualifier, nous on peut se qualifier, c’est la nuance", poursuit l’attaquant au gabarit modeste (1,79 m, 74 kg).
"Je ne suis qu’un p’tit suisse qui essaye de se débrouiller, de faire une performance, enchaîne-t-il. Je ne me compare surtout pas à Henry et Trezeguet, eux, c’est un autre niveau". L’ancien du Servette Genève avoue juste que le fait de jouer en France lui vaut une certaine "reconnaissance" dans son pays natal. Croulant sous les sollicitations médiatiques avant France -Suisse , le joueur n’a cessé de répéter que ce match ne serait pas "France-Frei, mais France-Suisse". Il ne veut pas entendre parler non plus d’un match Frei-Barthez. Pourtant le divin chauve doit encore se souvenir de la soirée du 21 mars 2004 : l’Helvète avait trompé quatre fois le gardien de l’ OM, lors de Rennes -Marseille (4-3), signant ainsi le seul quadruplé du Championnat depuis celui de Djibril Cissé en juillet 2001. "C’était un hasard", assène-t-il. Malheureusement, Frei n’a pas fait fructifier son capital (2e meilleur buteur de L1 avec 20 réalisations la saison passée) sous le maillot suisse à l’Euro-2004 cet été (élimination au premier tour). Non seulement il n’a pas marqué, mais il a aussi craché sur le joueur anglais Steven Gerrard , écopant d’une suspension (purgée) pour ce geste qu’il refuse d’évoquer depuis. Il n’en a toutefois pas perdu son humour, parrainant plus tard un lama du zoo de Bâle. Durant l’Euro, il a sans doute manqué à Frei un pourvoyeur de ballons comme Olivier Monterrubio, son partenaire à Rennes. La complicité nouée (sur et en dehors du terrain) avec l’actuel meilleur passeur de L1 (9 passes décisives) a permis au Suisse de crever l’écran après les six premiers mois difficiles à Rennes (il est arrivé fin janvier 2003).
Et Frei aurait bien vu Monterrubio dans le camp adverse au Stade de France : "vu ce qu’il a fait cette saison, il méritait une sélection".  Le Stade rennais a prolongé récemment le contrat de Monterrubio, espérant sans doute garder son buteur suisse (engagé jusqu’en juin 2006). Des négociations devraient s’engager après France -Suisse entre Rennes et Frei, forcément convoité : des observateurs de clubs anglais, entre autres, sont présents à chaque match à Rennes, cette saison.

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