Allemagne : l’avenir lui appartient

Allemagne : l’avenir lui appartient

Comme en 2006, l’Allemagne a échoué mercredi en demi-finale du Mondial-2010, mais ce tournoi marque sans doute un tournant pour le football allemand qui peut espérer un avenir radieux avec une génération talentueuse et ambitieuse. Quatre ans après sa troisième place dans «son» Mondial, deux ans après avoir disputé, et perdu, la finale de l’Euro-2008, la Nationalmannschaft échoue encore dans la dernière ligne droite. Mais personne en Allemagne ou au sein de la Fédération allemande (DFB) ne qualifiera ce tournoi sud-africain d’échec et n’osera demander la tête de Joachim Law. Pour sa première Coupe du monde, le sélectionneur allemand a réussi le tour de force de reléguer le forfait sur blessure de son emblématique capitaine Michael Ballack au rang de péripétie. Confronté à une cascade de forfaits de dernière minute (Ballack, Adler, Westermann, Träsch), Law, 50 ans, n’a pas dévié de sa philosophie, un collectif huilé au service d’un football offensif, et a même insufflé un supplément d’âme aux vice-champions d’Europe 2008 avec une équipe jeune, insolente même. Pour leur entrée en lice, les Allemands étourdissent les valeureux mais modestes Australiens (4-0) et la planète football découvre Thomas Müller, 20 ans et une seule saison de Bundesliga derrière lui, Mesut Ôzil, le Messi allemand, ou redécouvre Lukas Podolski et Miroslav Klose, transfigurés en sélection.

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