Anelka met les Bleus en émoi

Le refus de Nicolas Anelka, attaquant de Manchester City (1re div. anglaise), qui estime que le sélectionneur français Jacques Santini ne s’est résolu à l’appeler que de façon «un peu forcée» après le forfait de Sidney Govou, a étonné les Bleus. Appelé dimanche après-midi par le sélectionneur français Jacques Santini pour pallier le forfait du Lyonnais Sidney Govou, touché à une cuisse, Anelka, 23 ans (28 sélections, 6 buts) a fait savoir sur son site internet qu’il déclinait l’invitation. « Je sens aujourd’hui que cet appel en sélection est un peu forcé, pas vraiment voulu, comme si j’étais une sorte de bouche-trou, se justifie-t-il. Moi, j’ai besoin d’être apprécié et de me sentir vraiment désiré pour donner le meilleur de moi-même».
Dès lors, c’est sans surprise qu’Anelka, 23 ans (28 sélections, 6 buts), ne s’est pas présenté au rassemblement à Clairefontaine, lundi. Santini a déclaré qu’ «Anelka est majeur». Après avoir «constaté l’absence» du joueur à Clairefontaine, où les Bleus sont en concentration avant leur match amical contre la Yougoslavie mercredi, Santini a rappelé Daniel Moreira (Lens) en début d’après-midi, et «informé la Fédération française de football (FFF) pour d’éventuelles suites à donner». La FFF, elle, considère que le joueur est «d’ores et déjà suspendu » pour le prochain match qu’il doit disputer avec Manchester City. Il risque deux matches de suspension en club. Et la FFF va transmettre une demande à la Ligue anglaise.« Il faisait partie du potentiel groupe France, a déploré Santini. C’était l’occasion de réintégrer le groupe, et il aurait sûrement joué dans la mesure où c’est un match amical ».
Du côté des néophytes, chez qui le refus d’une sélection relève de la science-fiction, on est plutôt sans voix devant ce comportement. « Il doit avoir ses raisons.
La vie continue », a ainsi remarqué Olivier Kapo (1 sélection), évasif, et qui pense davantage à « profiter » de ses trois jours avec les Bleus. Même son de cloche pour William Gallas (2 sélections): «Je ne sais pas quoi vous dire…», a-t-il expliqué, avant d’ajouter en souriant: «Mais, moi, je débute, et si je refuse une sélection, je suis mort». « A chaque fois qu’on parle de Nico, il y a une embrouille, a renchéri Emmanuel Petit, champion du monde avec l’équipe de France en 1998. C’est une décision qu’il a prise après mûre réflexion, je la respecte».
«On connaît son histoire avec l’équipe de France, son sentiment d’avoir été écarté ne date pas d’aujourd’hui, a ensuite expliqué Petit. Il ne faut pas faire de raccourcis, ne pas le diaboliser. Un grand champion avec une forte personnalité dans le monde de communication où l’on vit, cela ne fait pas bon ménage». Anelka a été champion d’Europe en 2000 avec les Bleus mais n’avait pas été retenu pour le Mondial 1998 ni pour celui de 2002.

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