Aragones « respecte » la France mais est « sûr » de gagner

"Je respecte la France, mais je suis sûr que nous passerons" en quarts de finale, a déclaré Aragones lors d’une conférence de presse à Kamen. "Pour continuer, il faut battre les bons. La France est une très bonne sélection, il n’y a aucun doute là-dessus, mais je suis convaincu que nous allons passer. (…) Pour cela, il faudra faire bien les choses, bien jouer  sans commettre d’erreurs", a ajouté le "Sage de Hortaleza", 67 ans. "J’ai insisté là-dessus auprès de mes joueurs : c’est maintenant que  commence le Mondial (…) Et si l’on veut aller au bout, il faut battre la  France, le Brésil, tout le monde. Je respecte la France (…), qui a une très  bonne équipe, mais qui, sans aucun doute, n’est pas invincible", a-t-il  souligné. "J’ai très grande confiance en mon équipe, a-t-il poursuivi. Nous avons  discuté avec les joueurs (samedi matin) et l’équipe y croit vraiment, et moi  aussi", a-t-il affirmé. Aragones a également évoqué les forces et faiblesses des Bleus.
Attention à Zidane "La France est une grande équipe et certaines choses me préoccupent, mais  si nous prenons le jeu à notre compte et contrecarrons les qualités de  l’adversaire, nous serons meilleurs (…) Quand on lui enlève le ballon, c’est  une équipe qui souffre… Zidane, qui est un joueur qui ne peut pas jouer 70 ou  80 matches dans la saison, reste potentiellement très dangereux sur un seul  match. Face à l’Espagne, Domenech mettra deux pointes, et pas seulement Thierry  Henry, comme il l’avait fait lors des deux précédents matches (contre la Suisse  et la Corée du Sud)", a-t-il ajouté.

Domenech serrera la main d’Aragones
Le sélectionneur de l’équipe de France de football, Raymond Domenech, serrera la main de son homologue espagnol, Luis Aragones, à la fin du huitième de finale de la Coupe du monde entre les deux nations mardi soir à Hanovre, en dépit des commentaires racistes de l’entraîneur ibère. Fin novembre 2004, lors d’un entraînement de la sélection espagnole précédant un match amical contre l’Angleterre, Aragones avait qualifié Thierry Henry de "nègre de m…", apparemment pour motiver le coéquipier espagnol du Français à Arsenal, José Antonio Reyes.
Au cours du match Espagne-Angleterre, des cris racistes visant les joueurs noirs avaient été entendus dans le stade Santiago Bernabeu. "Les pages de racisme ne me concernent pas et ne concernent pas l’équipe", a déclaré Domenech samedi en conférence de presse. "On se préoccupe seulement du jeu. Avant les matches, j’essaie de ne pas voir les sélectionneurs, à la fin je serre toujours la main des entraîneurs et sélectionneurs adverses quoi qu’il arrive. C’est un geste simplement sportif. Ce qui s’est passé, avant, ce qu’ils disent ou font m’importe peu."

Entre deux matches, Beckenbauer se marie
Président – très occupé – du comité d’organisation de la Coupe du monde, Franz Beckenbauer a une nouvelle fois fait preuve de sa légendaire faculté d’anticipation en épousant vendredi sa compagne, entre deux matches de football. L’ancien capitaine de la sélection allemande, qui a souvent compensé sur le terrain une relative lenteur par sa lecture du jeu, a surpris les médias en convolant en justes noces vendredi, en plein Mondial, avec Heidi Burmester, une ancienne secrétaire du Bayern Munich, le club de toujours de "Kaizer Franz". La cérémonie a eu lieu dans un petit village autrichien près de Kitzb hl, où Beckenbauer, 60 ans, et Heidi, 39 ans, ont élu résidence il y a plusieurs années. Le couple a deux enfants. Le mariage s’est déroulé dans l’intimité, mais en présence toutefois du journal à grand tirage Bild, qui donne l’information samedi, photos à l’appui.

Peu De monde à l’entraînement des bleus
L’équipe de France de football a tenu un deuxième entraînement public d’environ une heure dimanche matin, devant un public clairsemé dans le petit stade d’Hameln. A peine 500 personnes s’étaient déplacées, malgré un beau soleil estival, pour applaudir les Bleus, qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Etrangement, près de 7.000 spectateurs s’étaient rassemblées lors du premier entraînement public il y a deux semaines, avant le match contre la Suisse. Hormis une poignée de fans bruyants, chantant en chœur le nom des 23 joueurs français, l’ambiance était relativement calme deux jours après la qualification arrachée face au Togo. Les Tricolores ont surtout procédé à des exercices physiques avant de s’adonner à du tennis-ballon par groupes de quatre ou cinq. Zinedine Zidane, dont le retour est attendu contre l’Espagne, après avoir purgé un match de suspension, s’est entraîné avec Patrick Vieira, Fabien Barthez et Willy Sagnol. Lilian Thuram, qui a établi un nouveau record de sélections nationales avec un 117e match sous le maillot étoilé vendredi, a principalement suivi une séance à base de petites courses et d’étirements. Sortant de sa réserve, le sélectionneur Raymond Domenech a pris le temps de parler quelques minutes avec des supporters français sur le bord du terrain. Le système de sécurité entourant la séance était impressionnant. Le nombre de stadiers, stewards et policiers, approchait la centaine de personnes.

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