Argentine-Allemagne : Une finale avant l’heure

Argentine-Allemagne : Une finale avant l’heure

L’un des matches choc des quarts de finale de la Coupe du monde opposera deux équipes qui livrent, depuis le début de la compétition, des prestations remarquables. Pourtant l’Argentine a eu beaucoup de mal à déjouer le piège mexicain en huitième et n’a dû son salut qu’à une reprise de volée magique de Maxi Rodriguez dans les prolongations. L’Allemagne, par contre, a impressionné en dominant facilement la Suède (2-0). Ce match aura un gôut de revanche. La dernière rencontre entre les deux équipes remonte à la finale de 1990 où les coéquipiers de Jürgen Klinsmann (alors avant-centre magique de la Mannschaft) avaient battu l’Argentine emmenée par Maradona, remportant ainsi son troisième titre mondial. Inconsolable, «El Pibe de Oro» aurait pourtant dû se souvenir de Mexico City en 1986 où l’Argentine avait surclassé l’Allemagne en finale 3 buts à 2.Cependant, une chose est sûre: cette fois l’équipe d’Allemagne est poussée par tout un peuple avec la volonté sans faille de franchir l’obstacle Albiceleste et de s’offrir un quatrième trophée.
De plus, comme aiment à le rappeler les médias allemands superstitieux, le quart se disputera en blanc pour l’Allemagne et en bleu (tenue extérieure) par l’Argentine, les couleurs de la finale de 90.
La Mannschaft pourra compter sur Miroslav Klose, meilleur buteur de la compétition avec 4 buts, et sur le jeune Lukas Podolski, révélation allemande de ce mondial, sans oublier Michael Ballack, le meneur de jeu, qui ne souffre plus de son hématome à la cheville.
Le jeune attaquant qui a été transferé à la fin de cette saison au Bayern de Munich n’a que 21 ans et a pourtant qualifié l’Allemagne en quart de finale en réalisant le doublé contre la Suède.
L’Argentine, quant à elle, bénéficie d’une attaque de feu menée par l’experimenté Crespo (3 buts), le virevoltant Saviola et le jeune génie Lionel Messi, transfuge en devenir du FC Barcelone. Le chef d’orchestre Riquelme, lui, dirigera ses troupes de main de maître, dispensant les passes décisives d’un simple coup de baguette.
Après avoir étrillé la Serbie-Monténégro 6-0 au premier tour, tous les observateurs s’accordaient à l’élever en tant que favorite de la compétition, mais l’Argentine a souffert pendant 120 minutes en huitième face au Mexique. Cette différence de condition physique entre les deux équipes aura-t-elle une incidence sur le quart ?
Du moins, c’est ce que clame Jürgen Klinsmann, entraîneur encensé par la presse allemande et par le «Kaiser» Franz Beckenbauer, entraîneur de la Mannschaft victorieuse en 90. A Berlin, devant 70 000 spectateurs tous acquis à leur cause, les Allemands de Michael Ballack auront à cœur de rappeler à tous ce souvenir heureux. Maradona, qui suit tous les matches argentins depuis les tribunes, soutiendra les Albiceleste de tout son cœur pour qu’ils éliminent le pays hôte et se retrouvent le 9 juillet … à Berlin.

• Othman El Maanouni

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