Athènes bénie par les dieux

Athènes bénie par les dieux

Les Jeux Olympiques retrouvent leur berceau dans près de trois semaines et les Grecs s’activent comme ils peuvent pour faire revivre les légendaires jeux antiques. Athènes commence, petit à petit, à se parer de ses plus belles couleurs en perspective à ce rendez-vous d’envergure. Un rendez-vous qui se prépare avec optimisme sur fond de victoire de la Grèce à l’Euro-2004.
Les inaugurations battent leur plein, les structures en état de chantier finissent d’achever leurs travaux, on apporte les dernières retouches, les lignes du tramway et du métro sont une à une mises en service… Le moins que l’on puisse dire, c’est que le climat olympique flotte dans les airs à l’approche de la date fatidique du 13 août.
Dans le domaine de la sécurité, on en a tellement fait que les critiques des organisations de défense des droits de l’Homme commencent à fuser de toutes parts. L’on critique notamment la nuisance aux libertés que cette mobilisation policière a occasionnée. À titre d’exemple, une montgolfière sillonne depuis quelques jours le ciel d’Athènes. Doté de caméras hyper-sophistiquées, le dirigeable épie les moindres faits et gestes des Athéniens.
Amnesty International fait partie du lot des détracteurs de ce que l’on qualifie désormais de « dérive sécuritaire ». « Sous prétexte d’un renforcement des mesures de sécurité olympiques, les forces de sécurité violent impunément les droits de l’Homme et encouragent les discriminations sur des bases ethniques », souligne Amnesty International, estimant que les principaux concernés sont les Musulmans, les immigrés, les demandeurs d’asile, les réfugiés ou les tziganes.
L’organisation fait référence, entre autres, à l’hystérie américaine concernant le volet sécuritaire. En effet, les Etats-Unis font des mains et des pieds, accentuant la pression sur la Grèce, afin que ses unités d’élites se déploient sur le sol grec. L’Oncle Sam insiste sur la condition que ses troupes soient stationnées sous l’oriflamme de l’OTAN, justifiant leur présence par la nécessité d’une intervention rapide en cas de pépin. Mais quelle sorte de pépin est susceptible de survenir ? Dieu seul – et l’Oncle Sam – le savent.
Autre préoccupation entourant ces olympiades, le problème de jus. Électrique, bien entendu. En effet, l’alimentation électrique est sujette à de nombreuses craintes et critiques. La semaine écoulée, une panne monstre a plongé la ville dans un black-out total, paralysant plusieurs secteurs et suscitant des inquiétudes accrues.
Un tel scénario ne semble, toutefois, pas inquiéter les responsables attelés à l’organisation de l’événement. Ceux-ci assurent qu’en cas de panne similaire, les stades et les sites olympiques ne seraient aucunement affectés et resteraient éclairés.
En définitive, tout semble prêt pour cette grande communion, dont les origines remontent à l’Antiquité. À l’époque, les chevaliers de l’aristocratie, neuf siècle avant notre ère, s’adonnaient aux exercices sportifs dans le cadre de leur préparation à la guerre. Ils pratiquaient, notamment, le lancer du disque et du javelot. La lutte et la boxe, également, étaient étroitement liées aux activités militaires.

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