Athlétisme : Usain Bolt remporte le 100 m avec un nouveau record

Athlétisme : Usain Bolt remporte le 100 m avec un nouveau record

Au-delà du titre olympique qui lui tendait les bras depuis les quarts et les demi-finales (9.85), Bolt a produit une impression visuelle inoubliable et qui fera forcément référence.
Pour retrouver une telle supériorité, les plus vieux remonteront probablement au «taureau» américain Bob Hayes qui avait sauvagement écrasé ses adversaires sur la cendrée détrempée de Tokyo en 1964.
Du haut de ses 1,96 m, Bolt, 21 ans, a lui survolé la concurrence d’une foulée qui allie amplitude et fréquence, comme s’il figurait le sprinteur du futur. Asafa Powell, l’homme le plus rapide avant l’avénement de son compatriote phénomène, s’est même dissous, au point de terminer 5e à trois mètres. «Il est définitivement intouchable. C’est le plus grand sprinter de tous les temps», a d’ailleurs déclaré le grand vaincu.
Consciente du caractère historique de ce 100 m qu’elle pressentait comme annonciateur d’une ère nouvelle, la foule du Nid d’Oiseau s’était levé pourtant comme au temps antique. D’un seul homme pour épier les gladiateurs. Bolt, sculptural, a fait le geste de l’éclair, son surnom, avant de se poser dans les blocks du départ. Powell, lui, était déjà pensif. Déja dépassé. Sprinteur du passé.
Assuré de sa victoire aux 80 m, Bolt a alors ouvert les bras. Pour s’envoler et remercier Dieu. Puis il a frappé la poitrine du poing, dans un geste immémorial. «J’ai senti que j’avais le record du monde dans les jambes, mais je suis juste venu ici pour gagner et je l’ai fait», s’est exclamé le médaillé d’or. «C’était vraiment extraordinaire de faire partie de cette course. En plus, j’ai fait deuxième», a ajouté le Trinidadien Richard Thompson.
Comme les témoins visuels qualifieront d’extraordinaire ces moments uniques pour les raconter, demain et après-demain, à leurs enfants et petit-enfants. La fièvre du samedi soir redescendue, il faudra bien sûr étudier de plus près l’épiphénomène Bolt, qui paraît avoir quatre jambes et pour qui les 9 sec 50 ne paraissent plus une frontière infranchissable de la nature humaine.
Les victoires de l’Ukraienne Nataliia Dobrynska (6733 pts) et de la Néo-Zélandaise Valeri Vili (20,56 m), à l’heptathlon et au poids, entrent dans l’ordre normal des choses. Avec la 2e place de Lyudimila Blonska, l’Ukraine devient même le pays des épreuves combinées au féminin.

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