Barthez : Le feuilleton continue

Barthez : Le feuilleton continue

Sauf surprise, la journée de vendredi au Comité national olympique et sportif français (CNOSF) devrait donner lieu à un dialogue de sourds. Du côté des défenseurs du gardien de but de l’équipe de France et de l’OM, comme du côté de la Fédération française (FFF), personne ne croit vraiment en les chances de conciliation, même si le CNOSF a désigné trois conciliateurs pour gérer l’affaire.
"La commission supérieure d’appel a pris une décision et il n’y a pas de raison de ne pas s’y tenir", explique-t-on à la FFF qui ne veut pas revenir sur la suspension ferme jusqu’au 31 décembre qui pourrait être levée le 15 octobre si le gardien de l’OM effectue "dix activités d’intérêt général".
Barthez et ses défenseurs veulent qu’on revienne à la première sanction de trois mois ferme et trois avec sursis. "C’est une décision juste et fondée et évidemment, on veut y revenir", a confié à l’AFP Me Pech de Laclause, l’avocat du portier. Barthez accepterait probablement toute sanction inférieure à quatre mois ferme (ce qui lui permettrait de rejouer dès septembre avec l’équipe de France), tout en acceptant des travaux d’intérêt général.Les conciliateurs se voient donc confier l’impossible mission de trouver une peine qui satisfasse à la fois la Fédération et Barthez.
Il paraît donc inévitable que Me Pech de Laclause fasse ce dont il ne fait pas mystère depuis le début de l’affaire: saisir la justice civile. C’est même pour cette raison qu’il avait saisi le CNOSF dès avant la décision d’appel. "La saisine du comité (CNOSF) à fin de conciliation constitue un préalable obligatoire à tout recours contentieux" devant le tribunal administratif, précise l’article 19 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984.
Concrètement, vendredi, les trois parties (conciliateurs, Barthez et FFF) se réuniront au siège du CNOSF pour une séance où chacun exposera ses points de vue. Si une peine proposée par les médiateurs satisfaisait Barthez, la Fédération devrait néanmoins se réunir son conseil fédéral pour voir si elle accepte la conciliation ou non. De source de la FFF, la tenue d’un conseil fédéral samedi est possible, une réunion plus élargie avec le président et les membres du conseil étant déjà prévue à d’autres fins. Le plus probable reste néanmoins l’échec des négociations. Le conciliateur devra donc ensuite formuler dans un délai court (en général moins d’une semaine) une proposition écrite que les deux parties auront un mois pour… refuser. Munies de la proposition du conciliateur, elles pourront alors saisir le tribunal administratif pour la suite d’un feuilleton commencé le 12 février avec le match "amical" Wydad-OM, terminé dans la confusion avec le désormais célèbre crachat de Barthez sur l’arbitre marocain Abdallah El Achiri.

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