Barthez s’en sort bien (Agences)

La Commission centrale de discipline de la Fédération française de football a décidé de sanctionner, dès le 25 avril, Fabien Barthez de six mois de suspension, dont trois avec sursis. Le 12 février, à Casablanca, lors d’un match amical avec l’OM, le gardien international avait craché sur un arbitre marocain, M. Abdellah El Achiri. Les arbitres dans leur ensemble jugent cette punition bien trop légère.

C’est une condamnation somme toute assez astucieuse qui a été signifiée à Fabien Barthez. Car en fin de compte, il manquera quatre matches avec l’OM (la saison du gardien finira ce soir à Nantes), puis un match amical avec l’équipe de France contre la Hongrie, et c’est tout. Grâce à son sursis, il sera en effet de retour en équipe de France, dès le 25 juillet, et pourra jouer contre les Iles Féroé le 3 septembre, contre l’Irlande le 7 septembre, et contre la Suisse le 8 octobre.

Autant dire que cette punition ne touchera que très peu les activités du gardien, et cela fâche sérieusement les arbitres français qui l’ont fait savoir par la voix de leur président, Barnard Saules: «C’est se moquer du monde, tout le monde a vu les images. Il y a deux solutions: ou Fabien Barthez a craché et c’est six mois ferme, minimum, ou il n’a pas craché et c’est zéro, mais j’ai un peu de mal à comprendre les trois mois ferme, trois mois avec sursis. Car là, c’est clair, dans le fond, il est condamné à quatre matches, et c’est tout!» Et dans sa colère, le président a ajouté: «Nous avons 2000 arbitres qui, chaque année, arrêtent parce qu’ils ont été menacés, bousculés, humiliés. Qu’est-ce qu’on veut?»

Au Maroc, où les journaux craignaient que Barthez ressorte blanchi, c’est un certain soulagement teinté de dépit tout de même qui s’exprime à propos de cette sanction «méritée pour un footballeur qui a humilié non seulement le football marocain, mais le football mondial.»

Barthez, lui, a affirmé vouloir s’entraîner dur pendant sa suspension, son but restant d’aller en Allemagne jouer la Coupe du monde. Eux aussi On rappellera qu’Alex Frei avait, lui aussi, craché. C’était pendant l’Euro, et durant Suisse-Angleterre, en juillet 2004. Frei, après une lourde polémique due au fait que l’ASF avait caché la vérité, avait été puni de trois matches de suspension par la commission de discipline de l’UEFA. De même l’Italien Totti, pour un crachat durant l’Euro, a écopé aussi de trois matches.

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