Basket : L’ASS et les FAR au firmament

Basket : L’ASS et les FAR au firmament

Samedi dernier, une ambiance de fête régnait dans la salle Abdellah Ibn Yacine de Rabat. En effet, la fête était à son comble : de part de la nature de l’enjeu, le nombre impressionnant des spectateurs, à majorité Slaouis, avec tout ce que cela implique comme ambiance. De plus, il régnait un suspense à couper le souffle et, en fin, une sportivité et un fair-play dignes du sport des intellectuels.
Quant à l’arbitrage, il a été, tout simplement, sans faute. Le duo arbitral tunisien Adil Talbi et Faïçal Badaï, appelés pour la circonstance, a été un exemple d’efficacité, de neutralité et de compétence. Un grand merci aux deux arbitres tunisiens pour leur courage, leur abnégation, leur sportivité et leur savoir-faire.
L’ASS a, effectivement, remporté le premier titre de son histoire. Mais, en fait, à aucun moment du match, on ne pouvait prévoir une victoire aussi sûre devant les tirs meurtrier de Jawad Boukhris et les infiltrations intelligentes de Zakaria Mesbahi.
En effet, rien ne laissait envisager qui de l’ASS ou du TSC allait remporter cette nouvelle édition de la Coupe du Trône (2004-2005), tellement les deux équipes se valent par leur pléiade de bons joueurs, leur régularité et leur constance dans les résultats obtenus depuis l’entame de la compétition.
« L’esprit d’équipe, le jeu collectif et la vigilance défensive ont été présents au moment crucial du match. Je félicite tous les joueurs d’avoir respecté mes consignes à la lettre, je félicite également le TSC pour son fair-play », nous a déclaré Saïd Bouzidi, à l’issue du match.
Concernant cette finale âprement disputée, après un premier quart-temps plus ou moins équilibré (18 partout), le TSC a été impuissant et dominé sous les panneaux par le grand Ghanimi Reda, appelé spécialement d’Amérique où il poursuit ses études, dans le but de prêter main-forte à son équipe l’ASS.Malgré la bonne volonté des Tabagistes, les Slaouis s’étaient appliqués à prendre le match du bon sens, faisant preuve d’une certaine assurance défensive, tenant momentanément à la diète les deux fers de lance de l’attaque, Tihadi Zakaria et Boukhris. Une tactique rassurante puisque les locaux rejoignent les vestiaires avec six longueurs (47-41) d’avance.  De retour des vestiaires, les Slaouis avaient bien profité de la dilution du jeu tihadi, franchement hoquetant et plus porté par des initiatives personnelles que par fluidité collective. C’est ainsi que les corsaires connurent, tout de même, quelques bons moments pour creuser l’écart à dix points, au terme du troisième set 66-56. Le dernier set n’était qu’une très bonne gestion du coach de l’ASS, Saïd Bouzidi, qui a su mener son équipe à bon port (87-76), score qui a enterré tous les espoirs du TSC de conquérir leur sixième trophée, après celui de 2003 devant la MAS.
«Tout ce que j’ai envisagé comme tactique est tombé à l’eau, avec la venue surprise de Ghanimi Réda dans les rangs de l’ASS. J’avoue que ça me surprend, mais je félicite l’ASS d’avoir remporté son premier trophée », souligne, pour sa part, Redouane Hadany coach du TSC.
Chez les femmes, la finale entre le FUS et les FAR a connu plusieurs phases. La première a connu la domination des Fussistes lors de la première période (26-18), la seconde a connu un réveil brusque des FAR qui se sont emparés du troisième quart-temps (44-38). Le dernier quart-temps a connu un chassé-croisé à couper le souffle, qui s’est achevé sur l’équité (61-61) puis (68-68). Ce n’est qu’après la deuxième prolongation que les FAR ont pu s’imposer sur le FUS (77-71), un résultat probant  qui leur a permis de remporter leur 7ème sacre.

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