Basket : l’Espagne crée la surprise

Basket : l’Espagne crée la surprise

L’Espagne a remporté le titre de championne du monde de basket, premier trophée international de son histoire, grâce à une nette victoire 70-47 sur la Grèce en finale, dimanche, à Saitama, au Japon.
La victoire des Espagnols consacre la supériorité du basket européen.
Elle met fin à 51 ans de domination de cinq pays, Etats-Unis, Brésil, Yougoslavie, URSS et Argentine, qui accaparaient le titre mondial depuis 19 championnats et 51 ans.
Les Etats-Unis, vainqueurs samedi de l’Argentine, prennent la troisième place du tournoi. La France est cinquième après une victoire sur la Turquie en match de classement. L’Espagne et la Grèce se sont présentées invaincues sur le parquet de Saitama. L’Espagne s’était qualifiée pour la finale grâce à une victoire sur l’Argentine acquise d’un point, 75-54, alors que les Argentins ont eu un tir pour la victoire à la dernière seconde.
La Grèce, championne d’Europe en titre, avait atteint la finale en renvoyant sèchement, 101-95, aux vestiaires les Etats-Unis et leurs stars de la NBA. L’absence du pivot Pau Gasol, troisième marqueur et deuxième rebondeur du tournoi forfait à cause d’une blessure au métatarse à la fin de la demi-finale avait fait des Grecs les favoris, mais ils ont semblé plus déconcentrés que renforcés par ce statut.
L’absence de leur maître à jouer a en revanche semblé survolter les Espagnols et notamment leurs intérieurs; Carlos Jimenez, Jorge Garbajosa et Marc Gasol, frère cadet de Pau. L’Espagne a dominé la rencontre dans tous les compartiments du jeu. Garbajosa et Juan-Carlos Navarro ont été les meilleurs marqueurs du match avec 20 points chacun. Michail Kakiouokis a apporté 17 points à la Grèce alors qu’Antonios Fotsis, Vasileios Spanoulis et Dimitrios Diamantidis n’ont pas franchi la barre des dix points. Les Espagnols ont fini la rencontre avec 45% de taux d’adresse dans les tirs à deux points et 40% à trois points contre 38 et 24% à leurs adversaires.
Ils ont accumulé 15 rebonds offensifs et 27 défensifs contre 11 et 23 aux champions d’Europe.
Entre deux équipes qui connaissent par coeur leurs systèmes de jeu différents – patience et collectif côté grec, rapidité et prises de risque côté espagnol – le début de match a été équilibré avec un score de 8-8 après cinq minutes de jeu. Deux paniers à trois points consécutifs de Jose-Manuel Calderon et Juan-Carlos Navarro ont permis à l’Espagne de creuser un premier écart de sept points, 16-9, à 2 minutes 18 de la fin du premier quart-temps, atteint sur le score de 18-12.
L’adresse des Espagnols Navarro et Garbajosa a pris le dessus sur l’organisation grecque. L’écart a franchi la barre des dix points 23-12, puis 26-12 et 28-12. Pendant quelques minutes, tout a réussi à l’équipe d’Espagne qui s’est détachée de 19 points, 35-16 à trois minutes de la mi-temps.
Après un tir à trois points de Berni Rodriguez au buzzer, la pause a été atteinte sur un score de 43-23, plus gros écart du match en faveur d’une équipe d’Espagne en état de grâce. Ils sont péniblement parvenus à faire jeu égal 11-11 dans le troisième quart-temps mais avec 20 points d’avance, 54-34, à l’entrée dans les dix dernières minutes, le titre était promis à l’Espagne.

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