Belhasni : «Mon rêve devient réalité»

Belhasni : «Mon rêve devient réalité»

ALM : Quel est votre sentiment maintenant que vous êtes champion du monde de jet ski ?
Jamal Belhasni : Mon rêve est devenu réalité. Je suis très heureux d’avoir accompli cette performance. Je dédie ce titre à SM le Roi Mohammed VI que dieu le glorifie et c’est grâce à la haute sollicitude royale pour les sportifs et les personnes démuni qu’on a pu se distinguer et faire honneur aux couleurs nationales.

Pourquoi avez-vous choisi de pratiquer le sport du jet ski ?
Au début, j’avais commencé des cours d’acrobatie de cirque au sein de l’association chemssi à Salé. En l’an 2000, Oussama El Allam, l’actuel président de la fédération est venu à l’association, dans le cadre de l’insertion des enfants démunis dans la société via le sport. Il nous a proposés d’adhérer à l’école de l’association nationale de jet ski. Au départ nous étions treize jeunes à bénéficier de la formation avec une prise en charge sociale totale. C’était M.El Allam notre premier entraîneur, il était à la fois entraîneur, éducateur et dirigeant. Il nous a appris les règles fondamentales de ce sport, ainsi que les principes de la sportivité et du fair-play.

Pourriez-vous nous parler de votre palmarès ?
Avant de devenir champion du monde, j’avais décroché la troisième place au championnat du monde de 2004. J’ai été quatre fois champion du Maroc. Je suis arrivé quatre fois premier dans les courses de la nuit internationale de jet ski de Rabat, ainsi que deux fois troisième chez les professionnels lors des éditions de la nuit internationale de rabat.

Selon vous, comment peut-on situer le niveau du jet-ski national par rapport au niveau mondial ?
Je peux déclarer que le niveau de nos pilotes est bon. Ils peuvent se mesurer honorablement aux meilleurs pilotes de la planète.  Il ne faut pas oublier que les Marocains dominent ce sport aux niveaux africain et arabe et nous devons sauvegarder ce haut standing.

Comment ce sport, réservé aux riches, est-il devenu accessible à toutes les couches sociales ?
C’est vrai, ce sport est coûteux, mais grâce à la volonté de Oussama El Allam ce sport est pratiqué par toutes les couches sociales, et grâce à la politique de vulgarisation menée par la fédération royale marocaine de jet ski, les différentes associations optent pour la formation des jeunes démunis.

Quel est le meilleur souvenir que vous avez gardé de ce championnat du monde ?
Quand j’étais debout sur la première marche du podium vêtu de la tenue traditionnelle marocaine tout en écoutant l’hymne national.

Quels sont vos prochains objectifs ?
Je dois maintenir le cap au championnat d’Europe et aux mondiaux. Je souhaite dans l’avenir créer une école de jet ski accessible à tous et en faire des champions et continuer dans le chemin tracé par M.El Allam.

Un dernier mot ?
Je dois reconnaître que mes objectifs ont pu être atteints, c’est grâce à la famille soudée de ce sport. Je tiens à remercier le bureau fédéral pour le soutien et mes coéquipiers et surtout une motion spéciale pour le mécanicien Said Boubella et Saad bousselmane qui résident en Belgique pour les efforts. Je remercie aussi les sponsors qui ont rendu possible la participation de l’équipe nationale à l’étranger. J’espère que les sponsors accompagneront davantage cette discipline.

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