Benabbad obtient l’argent au 3000 m steeple

Benabbad obtient l’argent au 3000 m steeple

Le Français Mahiédine Mékhissi-Benabbad a remporté la première médaille de l’athlétisme français aux jeux Olympiques de Pékin, en terminant 2e de la finale du 3000 m steeple derrière le Kényan Brimin Kipruto. Cette médaille est la 28e pour la France depuis le début des JO. Il s’agit de la 59e médaille de l’athlétisme hexagonal depuis la création des Jeux modernes en 1896. C’est également le premier médaillé olympique français sur 3000 m steeple depuis Joseph Mahmoud, 2e aux Jeux de Los Angeles en 1984. Le natif du Maroc était d’ailleurs le dernier homme à avoir empêché les Kényans de faire un doublé olympique jusqu’à ce lundi. «En fait, j’avais dit depuis le début que je ferais une médaille à Pékin mais personne ne croyait en moi mis à part ma famille, mes amis, mon entraîneur et les gens de mon club. Et, je l’ai eue. C’est dommage pour la médaille d’or parce que j’ai mal négocié la dernière haie. J’ai été gêné par le troisième (le Kenyan Richard Mateelong, ndlr). «Je suis super heureux car l’année dernière, j’ai mal vécu mon élimination à Osaka (aux Championnats du monde d’athlétisme, ndlr). C’est un rêve, mais je ne réalise pas encore, je vais me réveiller sur le podium. C’est Bob Tahri (l’autre Français, 5e de la course, ndlr) qui m’a donné envie de courir le 3.000 steeple, c’est lui qui m’a poussé. C’est dommage, il n’était pas loin. On aurait pu être deux sur le podium», a-t-il ajouté. Mékhissi-Benabbad, 23 ans, améliore par la même occasion son record personnel de près de 4 secondes (8:10.49), à 15 centièmes de Kipruto (8:10.34). Le 3e est le Kényan Richard Mateelong (8:11.01). Le champion d’Europe Espoirs a couru en patron pour remporter sa première médaille internationale en seniors. Il s’est placé dès le début aux avants-postes. Il a su ensuite résister à une première accélération de l’Américain Anthony Famiglietti pour booster une course partie sur un faux rythme, puis à une autre du Suédois Mustafa Mohamed à deux tours de la fin. Toujours au contact des deux Kényans Kipruto et Mateelong, il a même semblé en mesure de l’emporter avant le dernier obstacle à l’entrée de l’ultime ligne droite. Mais il a été légèrement tassé et a dû se contenter d’une inattendue 2e place.
On ne peut pas dire pourtant qu’il ne l’avait pas annoncé. Après sa victoire en Coupe d’Europe, le 21 juin à Annecy, il avait déjà affiché ses ambitions et il les avait réaffirmées après son succès à la réunion de Monaco le 29 juillet.

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