Boulami : « Je me prépare pour les JO »

Boulami : « Je me prépare pour les JO »

ALM : Vous avez dernièrement adressé une lettre à la Fédération internationale d’athlétisme amateur lui demandant de réduire la durée de votre sanction afin que vous puissiez prendre part aux Jeux olympiques qui auront lieu à Athènes. Qu’en est-il de cette demande ?
Brahim Boulami : Après avoir envoyé ma lettre à l’IAAF, le conseil de cette instance s’est réuni une première fois pour étudier mon cas. La réponse était négative. Maintenant, j’attends la deuxième réunion de ce conseil qui, en principe, devra se tenir dans les jours qui viennent. J’espère que, cette fois-ci, la réponse sera positive. Ce n’est pas la première fois que l’IAAF traite un tel cas. Cela s’est déjà produit auparavant et certains athlètes ont bénéficié d’une dérogation.
Est-ce qu’on peut dire que c’est une autre façon de dire que vous êtes innocent ?
La sanction arrive à expiration l’été prochain. Cela va coïncider avec le début des Jeux olympiques d’Athènes. Ce que je demande à travers la lettre que j’ai envoyée à l’IAAF c’est qu’on arrête ladite sanction avant la date prévue. Autrement dit, réduire la durée de la sanction de deux ou quatre semaines afin que je puisse prendre part à un certain nombre de compétitions, la Golden League par exemple, et pouvoir ainsi réaliser un minima, qui me permettra de disputer ce grand rendez-vous qui me tient à coeur. C’est tout ce que je demande.
Cela fait plus d’un an et demi que vous n’avez pas participé à une compétition. Ne croyez-vous pas que cela va affecter votre niveau ?
J’ai déjà vécu une expérience pareille. En 1999, alors que je me préparais pour les Championnats du monde, j’ai eu une grave blessure, qui m’a obligé de déclarer forfait pour toute la saison. J’ai fait une année blanche. Certes, cela m’a coûté cher car j’ai raté les Championnats du monde, mais j’ai réussi à effectuer un retour en force époustouflant. J’ai réussi à battre le record du monde. C’est vrai au début, c’est difficile. Mais au fur et à mesure que l’on s’entraîne et que l’on se mesure aux autres athlètes, on finit par retrouver le niveau habituel. Il suffit d’avoir ce capital confiance, cette volonté et cette persévérance, connues des grands athlètes, pour surmonter tout obstacle, quelle que soit sa nature.
Quel serait votre objectif si l’IAAF vous autorise à prendre part aux Jeux Olympiques ?
Une médaille. Ce serait le plus beau cadeau que je pourrais donner au peuple marocain qui m’a soutenu durant toute période difficile. Ce serait une réponse sur le terrain et non pas sur le papier. Mais aussi l’occasion, pour moi, de prendre ma revanche et de dire que Boulami n’a pas besoin de se doper pour pulvériser le record du monde et battre les grands de cette discipline.

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