Burkina Faso, un sérieux adversaire

À moins d’une semaine du coup d’envoi du plus grand événement footbalistique de l’Afrique, l’équipe nationale de Burkina Faso vient de prendre une belle douche froide. Les Burkinabais sont sans entraîneur.
Et pour cause, l’ex-coach du Raja de Casablanca, Oscare Fullone s’est absenté, pendant plusieurs semaines, sans donner aucune suite. Une chose est sûre c’est que les responsables Burkinabais ont décidé, vendredi dernier, de remercier le coach Argentin. Désormais, les co-équipiers du sociétaire du club Belge d’Anderlecht, Lamine Traore, devront compter sur ses adjoints, Jacques Yaméogo et Pihouri Wéboanga, pour conduire le onze Burkinabais au Mali. À signaler que le Burkina Faso figurera dans le groupe B aux côtés du Maroc, du Ghana et de l’Afrique du Sud.
Un groupe où les chances paraissent égales et qu’aucune équipe ne veut faire de cadeau. La première sortie des Burkinabais sera contre les Lions de l’Atlas, le 26 janvier prochain. Si les Bafana Bafana et les Black Stars n’ont pas besoin d’être présenté, les Burkinabais méritent d’être pris au sérieux. D’ailleurs, ils l’ont prouvé, vendredi dernier, lors du match amical contre l’Egypt ou les Burkinabais ont réussi à tenir la dragée haute aux Pharaons du Nil (2-2). Mais le meilleur exploit de la formation de Burkina Faso remonte à 1998 lors de la Coupe d’Afrique des Nations organisée sur ses bases. À l’époque, l’équipe était dirigée par l’ex-Fusiste et l’actuel entraîneur du japon, le Français Philipe Troussier, surnommé « le sorcier ».
Les Burkinabais avaient créé la surprise en accédant, pour la première fois de leur histoire, à la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations, après avoir écarté les Tunisiens de leur chemin (1-1 et 8-7 après penalty). En demi-final, l’équipe de Burkina Faso s’est incliné, difficilement, face à l’Afrique du Sud par deux buts à zéro. Depuis, l’équipe n’a pas beaucoup brillé que ça soit au niveau de la Coupe d’Afrique des Nations ou durant les éliminatoires de la Coupe du Monde. Ces résultats s’expliquent par l’arrivée d’une nouvelle génératrice de joueurs issue de la politique de rajeunissement mise en place par les responsables du football Burkinabais. Souvent composée d’éléments évoluant dans le championnat national, l’équipe est devenue une pépinière exportatrice de joueurs professionnels. Outre Lamine Traore du club d’Anderlecht, d’autres jeunes talents ont réussi à s’imposer dans les différents clubs européens. Il s’agit, entre autres, de Saifan Mady (17 ans) de Bordeaux, Ouedraogo Alassane (21 ans) de FC Cologne, Oumar Bareo (27 ans), de Brondby, Traore Ousmane (24 ans) et Sanon Firmin (28 ans) de FC Valence et de Dagono Moumouni, (20 ans) sociétaire de l’International Marocain Akram Roumani à Genk.

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