Calcio : les ultras montent au créneau

Calcio : les ultras montent au créneau

Trois groupes d’ultras de l’AC Milan, de l’Inter Milan et de la Juventus Turin ont condamné dans un communiqué commun les mesures pré-annoncées par le gouvernement italien pour lutter contre la violence dans les stades en dénonçant l’absence de dialogue avec les "tifosi".
Les "Brigate Rossonere" de l’AC Milan, les "Boys" de l’Inter Milan et les "Vikings" de la Juventus Turin, trois groupes influents installés depuis longtemps dans les virages, dénoncent notamment l’interdiction prévue des déplacements collectifs de supporteurs pour les matches à l’extérieur de leurs équipes.
Cette mesure, qu’ils jugent «inapplicable et contre-productive», poussera «ceux qui veulent soutenir leur équipe à l’extérieur à acheter des billets dans des secteurs où ils se trouveront en contact direct avec les supporteurs adverses, avec des risques évidents».
Selon ces trois groupes classés à droite voire à l’extrême droite, les conditions actuelles de déplacements des "tifosi", trop strictes, «conduisent inévitablement à un durcissement des rapports avec les forces de l’ordre».
Les "Brigate Rossonere", les "Boys" et les "Vikings" ne font pas partie des clubs de "tifosi" adhérents au "Projet Ultra", une association de groupes de supporteurs anti-violents et anti-racistes qui ont été reçus mardi par la ministre des Sports, Giovanna Melandri. Après les violents affrontements entre forces de l’ordre et supporteurs de Catane qui ont tué un policier vendredi, le gouvernement de Romano Prodi a annoncé plusieurs mesures qui devaient être entérinées mercredi soir : parmi elles figurent notamment l’interdiction des "achats groupés" de billets pour les supporteurs en déplacement, le renforcement des interdictions de stade qui pourraient durer jusqu’à sept ans et des matches à huis clos pour les stades non conformes aux normes de sécurité.
Giuliano Amato, le ministre de l’Intérieur, l’a répété à plusieurs reprises, notamment aux représentants des clubs professionnels : pas question de céder aux "pressions" du monde du football. Si la sécurité impose de jouer à huis clos, les supporteurs et, surtout, les clubs devront s’en accommoder.
Par ailleurs, selon l’agence Ansa, une liste de stades de football dont l’installation et l’organisation sont conformes à la loi sera établie jeudi matin lors d’une réunion de l’Observatoire national sur les manifestations sportives du ministère de l’Intérieur italien.
Une "carte" des stades aux normes sera ainsi dressée.
Seulement cinq enceintes sont actuellement conformes avait déclaré un membre du gouvernement lundi, sans toutefois préciser lesquelles.
Quant à l’annonce de la reprise des championnats – suspendus jusqu’à nouvel ordre vendredi -, celle-ci pourrait intervenir à l’issue du Conseil des ministres. Sur la même ligne que le gouvernement, le commissaire extraordinaire de la Fédération italienne (FIGC) Luca Pancalli pourrait autoriser une reprise dès samedi et dimanche.
Auquel cas, selon la Ligue des clubs professionnels (Lega Calcio), c’est la 23e journée qui serait disputée, samedi en Série B et dimanche en Série A.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *