CAN-2017 au Gabon / Hicham El-Amrani : «Bilan positif avec des points noirs»

CAN-2017 au Gabon / Hicham El-Amrani : «Bilan positif avec des points noirs»

Satisfait, même si la pelouse de Port-Gentil et le manque relatif de spectateurs ont quelque peu gâché la fête: tel est le bilan que tire le secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) de la 31e Coupe d’Afrique des Nations.

 Hicham El-Amrani annonce au passage que le Gabon accueillera en mai prochain la CAN des moins de 17 ans, dans cet entretien avec l’AFP et l’AFPTV samedi à la veille de la finale Cameroun-Egypte.

Un premier bilan de cette 31e édition ?

Positif. La Confédération africaine de football et son comité exécutif sont assez ravis de l’organisation. Evidemment on regrette un certain nombre de points négatifs, particulièrement la qualité d’un des terrains de compétition. Même si la pelouse de Port-Gentil n’a pas été idoine pour ce tournoi, elle le sera pour la suite. C’est un excellent héritage pour le Gabon d’avoir des stades de ce niveau là. Nous avons félicité les autorités et le Gabon, qui va d’ailleurs accueillir la CAN des moins de 17 ans en mai prochain. Nous sommes aussi satisfaits au niveau du football. Il n’y a vraiment plus de petites équipes. La Guinée Bissau, qui participait pour la première fois, a fait une performance assez remarquable. Et puis surtout une finale historique entre l’Egypte et le Cameroun. En termes de retombées économiques, le bilan est plus satisfaisant que l’édition précédente, d’après les estimations reçues.

Etes-vous déçu en termes d’affluence dans les stades ?

On aurait aimé que certains matches aient un taux de remplissage plus important. La présence des supporters n’est pas liée au prix du billet ou comme je l’ai entendu à une opposition (politique), car nous ne faisons pas d’ingérence dans les affaires internes du Gabon. C’est aussi liée à l’offre de transport. Certains stades comme Oyem et Franceville ne sont pas faciles d’accès. Ils recquierent de la part des fans un certain nombre de déplacements. Lorsque vous n’avez pas de tranports en commun pour 15 à 20.000 spectateurs, ce n’est pas évident. Nous travaillons à l’avenir à ne pas seulement proposer un match de football, mais aussi les divertissements autour, en plus des fans zone que nous souhaitons mette en place au Cameroun.

Dans deux ans justement, le Cameroun accueille la CAN. Quels enseignements tirez-vous pour améliorer l’orgnisation ?

Il faut une meilleure gestion en amont des pelouses. Nous sommes déjà en contact avec le comité local d’organisation au Cameroun. Deux ans passent très vite. Nous avons pu constater l’énorme popularité du football au Cameroun avec la Coupe d’Afrique des Nations féminine (ndlr: en novembre dernier).

Propos recueillis par

Samir Tounsi (AFP)

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