Carton plein pour l’Allemagne

Carton plein pour l’Allemagne

L’Allemagne a poursuivi son impeccable parcours de favori potentiel en disposant sans forcer son talent (3-0) de l’Equateur, bien en-dessous de son rendement offensif des deux premiers matches, mardi à Berlin lors de la 3e journée du Groupe A du Mondial-2006 de football.
Sans grand enjeu puisque les deux formations étaient déjà qualifiées pour la suite des opérations, cette rencontre a confirmé si besoin était l’extraordinaire engouement autour de la National mannschaft, portée par un public frustré de titres internationaux depuis la victoire à l’Euro-1996. En 8e de finale, l’Allemagne affrontera la Suède samedi à Munich (sud)  tandis que l’Equateur affrontera dimanche à Stuttgart (sud) l’Angleterre, première du groupe B, malgré son match nul (2-2) devant la Suède mardi soir. L’Allemagne et l’Equateur n’en avaient pas moins promis aucun relâchement calculé, histoire, en substance, d’honorer l’esprit de la compétition. Dans un stade brûlant, et pendant que des centaines de milliers de fans s’étaient rués à quelques kilomètres de là derrière tout ce que Berlin comptait d’écrans plats, c’est Klose qui faisait craquer la première allumette. Sur un centre de Schweinsteiger en retrait, l’attaquant de Brême reprenait  de demi-volée pour battre sans coup férir le gardien Cristian Mora (1-0, 4e). Une entame rêvée donc, qui faisait vite oublier la seule véritable alerte sur  les buts de Lehmann : deux minutes plus tôt en effet, Valencia avait adressé un  centre parfait sur la droite. Kaviedes, déjà buteur contre le Costa Rica, manquait le rendez-vous d’un centimètre. Totalement remaniée par rapport à ces deux victoires contre le Costa Rica et la Pologne (cinq changements), la formation andine, accumulant les fautes, ne devait plus guère respirer de la mi-temps. Longtemps sans trop de dégâts, puisque Schneider frappait trop haut sur un centre de Lahm (19e) et Klose se heurtait à Mora (25e), tout comme Podolski (27e).
Mais Klose repassait les plats, crochetant Mora après une "louche" de Ballack, dans la clameur de l’Olympiastadion (2-0, 44e).
L’Equateur répliquait de loin après la pause, sur de bonnes frappes d’Edwin Tenorio et Mendez déviées par Lehmann (49e et 56e). L’Allemagne, pourtant, payait d’incessantes tournées offensives. Et le jeune Podolski, qui venait de  trop croiser son tir sur un service en retrait de l’actif Lahm (53e) et dont le rendement commençait à faire débat, chargeait le fardeau andin en se jetant au bout d’un centre de Klose, en clôture d’un contre (3-0, 57e). La même scène manquait d’un rien d’aboutir au même résultat dans la foulée (59e).
Ne restait donc plus au sélectionneur Jurgen Klinsmann qu’à faire entrer ses réservistes (Neuville, Borowski, Asamoah), dans une fin de partie que Ballack animait de deux lourdes frappes (77e et 87e), Schweinsteiger d’une reprise repoussée par Mora (85e) et Ambrosi d’un tir repoussé du gant par Lehmann. "Oh Finale, Oh Finale!", chantait alors le stade. Comme une bénédiction de la part de tout le pays, avant un voyage encore bien long.

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