Cas de dopage au Tour de France

Cas de dopage au Tour de France

A quelques journées de la fin du Tour de France 2003, plusieurs informations ont filtré sur un éventuel cas de dopage parmi les cyclistes prenant part à la prestigieuse compétition. Mais l’identité du cycliste déclaré positif a été tue, conformément à la législation internationale. Mercredi, le quotidien sportif espagnol Marca a révélé le nom de ce coureur : l’Espagnol Pascual Llorente (Kelme). La confirmation est venue du coureur lui-même. Pascual Llorente a dit avoir reçu la nouvelle du contrôle positif lundi tout en se déclarant totalement innocent. « J’ai parlé avec le médecin Walter Viru et il m’a assuré que nous n’avons jamais utilisé un produit semblable, que tout était en règle », a déclaré le cycliste. Ce dernier a attribué le contrôle positif « à la méthode française de détection, qui n’est pas fiable et commet beaucoup d’erreurs, et c’est pour cela que l’UCI (Union cycliste internationale) ne veut pas l’approuver ». « Je suis très tranquille, mais je n’ai pas du tout confiance dans ce que font les Français. Il y a clairement une persécution contre le cyclisme espagnol », a-t-il précisé à une agence de presse espagnole. Et d’ajouter : « C’est beaucoup de coïncidences que cela tombe toujours sur des coureurs espagnols : ça ne sent pas bon. C’est le même cas que Fran Perez et Aitor Kintana, qui ont été sanctionnés injustement ». Rappelons que ces derniers, Perez et Kintana, avaient été contrôlés positifs respectivement au Tour de Romandie et au Tour de Catalogne. Le coureur espagnol, seul cas de dopage enregistré sur le Tour du centenaire selon l’Union cycliste internationale (UCI), a été contrôlé positif à l’issue de la 12ème étape, un contre-la-montre de 47 km entre Gaillac et Cap’Decouverte dans le Tarn, étape remportée par l’Allemand Jan Ullrich. La contre-analyse réalisée ultérieurement a confirmé le cas de dopage. Il est à signaler que le coureur a réalisé une saison exceptionnelle avec des victoires finales au Tour d’Andalousie et au Tour de Murcie, où il avait notamment remporté la dernière étape lors d’un contre-la-montre, devant l’Américain Lance Armstrong. Avec un seul cas de dopage donc, le Tour de France est en train de se refaire une virginité. La réputation de cette prestigieuse compétition a été entachée, il y a quelques années, de plusieurs affaires de dopage d’équipes entières. Cette année, sur un total de 142 échantillons prélevés, parmi lesquels 10 hors compétition, un seul de ces échantillons s’est révélé positif. Le bilan sanguin des coureurs a également été satisfaisant. La valeur moyenne de l’hématocrite des coureurs, dans les quatre contrôles sanguins inopinés, s’est élevée à 43,2 pour cent, cette moyenne baissant à 41,8 % lors du dernier contrôle opéré pendant la dernière semaine (22 juillet). Une variation tout à fait naturelle selon les biologistes de l’union internationale.

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