Cathy Freeman part à la retraite

A l’âge de 30 ans, Cathy Freeman décide de faire ses adieux au tartan, sur lequel elle a connu de véritables heures de gloire. En 13 ans de carrière, Freeman a remporté la médaille d’or du 400 mètres aux jeux Olympiques de Sydney en 2000, et a gagné deux fois les Championnats du monde (1997, 1999). La championne olympique avait reconnu vouloir mettre un terme à sa carrière suite à sa défaite par sa compatriote Jana Pittman, le 22 mars dernier. Elle avait en effet été vaincu pour la première depuis 5 ans sur 400 mètres, lors des Championnats d’Australie à Brisbane. « Je me suis interrogée si je devais peut-être me retirer. Je n’avais que ces sentiments extrêmes en tête », avait récemment écrit Freeman dans une chronique qu’elle tient dans le quotidien britannique Daily Telegraph. Secouée par cette défaite, elle avait pourtant réalisé un temps de 51″81, établissant ainsi son meilleur chrono depuis sa victoire aux JO de Sydney. Le départ à la retraite de la coureuse aborigène a fait la Une des journaux australiens. Aussi, la championne a été saluée par ses compatriotes comme l’une des plus grandes athlètes australiennes de tous les temps. John Howard, Premier ministre australien, n’a pas tari d’éloge envers Freeman, qualifiant sa victoire à domicile, lors des jeux olympiques de Sydney, de l’un des plus grands événements sportifs de toute une génération. « Je la remercie pour toutes les joies qu’elle a apportées au sport, à l’Australie, et à la communauté aborigène, à qui elle a rendu hommage par ses victoires », avait déclaré Howard. Partie, certes, à la retraite, Cathy Freeman envisage en revanche de se lancer dans la politique. Elle pourrait ainsi tirer profit de sa renommée pour défendre les droits des aborigènes. Le chef de l’opposition de centre gauche, le travailliste Simon Crean, a proposé qu’elle s’attache à promouvoir un rapprochement entre les communautés noire et blanche d’Australie. Cependant, la carrière politique de la championne australienne risque d’être parsemé d’embûches. En effet, Freeman est réputée pour sa timidité, un handicap majeur qui sera quelque peu difficile à enjamber. Mais elle pourra toutefois compter sur son patriotisme et son engagement pour sa communauté. À chaque fois qu’elle remportait une victoire, elle se drapait du drapeau aborigène pour un tour d’honneur, pour le grand plaisir de sa communauté.

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