Championnat du monde de kitesurf : quand des kitesurfers «swinguent» sur un parcours de golf

Championnat du monde de kitesurf : quand des kitesurfers «swinguent» sur un parcours de golf

Etre parmi les meilleurs dans un domaine donné ne veut pas dire qu’on peut l’être ailleurs, c’est ce qu’ont dû comprendre les riders participant à la 9è et dernière étape de la Coupe du monde de Kiteboard Pro World Tour 2009 (KPWT), en faisant leurs premiers coups de club sur les links du golf de Mogador à Essaouira.
Conviés jeudi à découvrir ce sport de précision tout à fait aux antipodes de leur discipline de prédilection, ces jeunes athlètes ont pu saisir la différence entre manipuler une barre et tenir un club, mais surtout su à quel point il est pénible de taper une balle de 42,67 mm de diamètre et encore moins de la faire atterrir le plus près possible d’un trou qui se trouve à une centaine de mètres. Le résultat, sur le plan pratique, en a été des coups des plus bizarres, allant des "raz de terre" jusqu’à des balles qui rebondissent sur leur point de départ, sans parler des "taper la motte" et des "coups d’à côté", mais surtout une bonne ambiance qui a fait oublier aux riders, du moins en l’espace d’un après-midi, le vent, les vagues et les titres.
Loin d’être découragés par le fait de se trouver sur un terrain qui n’est pas le leur, ces jeunes amateurs de l’extrême appréhendent la situation avec un esprit analyste.
«Dans le golf, c’est une question de technique. Quand on l’apprend on peut le faire. Mais le kite est plus difficile car il nécessite de la technique et de la force», estime la Norvégienne Kari Schibevaag, une des prétendantes sérieuses à un titre mondial cette année, avant de concéder : "le golf reste quand-même un sport difficile". Mais l’attraction du golf reste visible sur Schibevaag, troisième au classement KPWT Overall (toutes catégories confondues) en 2008. «C’est beau, c’est un circuit magnifique et je trouve sympa qu’un golf aussi joli se trouve dans une ville comme Essaouira», dit-elle tout en contemplant les étendues verdoyantes du Golf de Mogador, ironisant qu’elle aimerait bien se convertir en golf «car ça rapporte plus».

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