Chamseddine, la star discrète du WAC

Il a un look d’enfer avec de belles fringues assorties de «lunettes-miroirs». Chamseddine adore écouter de la dance music et faire du bodyboard sur les plages marocaines. Il a même été champion du Maroc de cette discipline, dont ses frères, amateurs de surf, lui ont collé le virus. Mais dès qu’il est sur un terrain, ce pur produit wydadi devient une machine à gagner.
Avant de jouer dès 1999 en équipe «A», – celle dont rêvent tous les joueurs -, il a fait ses classes dans les différentes catégories des jeunes. Chemseddine s’est très vite aperçu que c’est dans le football qu’il ferait carrière. Partant de là, il s’est mis à travailler avec encore plus d’acharnement. Et c’est ainsi qu’il tapera dans l’oeil de Mustapha Madih, l’entraîneur de la sélection nationale olympique, qui remarquera ses qualités techniques. Et en compagnie duquel il connaîtra l’épopée d’août 2001 au cours de laquelle les jeunes Lions ont remporté la médaille d’or des Jeux de la Francophonie.
Et face à l’équipe de France, s’il vous plaît ! Le but avait été inscrit par Armoumène, se souvient Chamseddine, qui se rappelle avec beaucoup d’émotion encore ces fabuleux moments dans la vie et la carrière d’un jeune joueur. De Madih, il dira que c’est «un monsieur qui connaît très bien le football et qui est très proche de ses joueurs». Puis vint le temps de la blessure et du doute. Cette blessure au genou, il l’avait contractée face à l’Egypte, en demi-finale de ces mêmes Jeux, mais il avait tenu à disputer la finale et à partager la joie de tous ses copains sur le terrain. Moments d’émotion et de souvenirs fabuleux. Lors de sa rééducation, il ne pensera pas trop à la musculation.
Résultat : il se retrouve avec des muscles atrophiés et lorsqu’il reprend la compétition, ce seront les déchirures à répétition, et tous les autres petits bobos liés à la compétition de haut niveau. Mais avec la volonté qui l’anime et cette rage de vaincre des battants, il arrivera à remonter la pente au bout de plusieurs mois de souffrances et d’efforts. Et il trouvera sa récompense lorsque le Wydad de Casablanca remporte, le samedi 2 novembre, la Coupe du Trône face au MAS de Fès. Là aussi, il s’agit d’un moment fort qui restera gravé dans la mémoire du jeune homme. D’Oscar Fullone, son coach, il dira qu’il s’agit d’un «homme de dialogue, qui nous apprend beaucoup de choses et qui sait nous mettre en confiance dans les moments de doute». Celui-ci, comme tout footballeur de haut niveau d’ailleurs, pense au professionnalisme. Il a déjà effectué un test avec l’équipe française de Strasbourg. Et il intéresserait aussi Le Mans. Mais il n’en dira pas plus, par discrétion et par respect de ses dirigeants… Car pour l’instant, il ne pense qu’à la rencontre capitale qui opposera samedi son équipe à celle de l’Asante Kotoko, en finale aller de la Coupe d’Afrique des vainqueurs de Coupes.

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