Chelsea : Mikel candidat à la succession de Makelele

Le Nigérian John «Mikel» Obi s’affirme comme un successeur potentiel de Claude Makelele, ex-«intouchable» de l’entraîneur de Chelsea Jose Mourinho, qui renâcle désormais à entamer des négociations pour prolonger le bail du Français. Si Michael Essien, qui revient de blessure, est titularisé à Valence mardi, pour un quart de finale retour périlleux en Ligue des champions, il sera instructif de voir si le Portugais choisira l’expérience du Français, 34 ans, ou s’il lui signifiera son âge en titularisant, comme à l’aller, Mikel Obi devant sa défense.
Le Français souhaite prolonger un contrat qui expire en juin 2008, mais se heurte au manque d’enthousiasme de Mourinho, qui a prévenu que les discussions commenceraient «au plus tôt» en novembre, et que Makelele devrait choisir entre sa sélection et son club. Le milieu défensif n’est pas un souci pour Chelsea. Essien a fait ses preuves et, après des débuts difficiles, deux jeunes loups s’affirment : le Français Lassana Diarra et Mikel Obi, très bon contre l’équipe espagnole à l’aller puis face à Tottenham samedi. Son émergence ne coulait pas de source il y a quelques semaines. Trois fois, le Nigérian a dû s’acquitter d’amendes pour ses retards à l’entraînement. Mourinho s’est publiquement inquiété de l’influence de l’entourage pléthorique d’un joueur exclu pour un geste d’humeur lors de sa première titularisation en championnat en octobre.
De quoi expliquer a posteriori les réserves de Mourinho lors de la présentation d’un joueur acheté dans des conditions rocambolesques aux Norvégiens de Lyn Oslo : «J’espère que son cerveau l’aidera les deux prochaines années à devenir un des meilleurs joueurs du monde».
Mikel Obi est un talent brut. Fils de fonctionnaire nigérian, John Michael Nchekube Obi a fait ses débuts en première division à 15 ans, pour Plateau United. En 2003, lors des Mondiaux des moins de 17 ans en Finlande, il impressionne des commentateurs qui l’appellent «Mikel» à la place de «Michael», sobriquet qu’il gardera. L’année suivante, lors d’un essai à Chelsea, «tout le monde est tombé amoureux. Pas seulement moi, mais aussi les joueurs, stupéfaits de voir un jeune garçon sorti de nulle part montrer autant de talent», raconte Mourinho.
Sa signature aux Blues ne fait aucun doute quand Manchester United fait sensation en annonçant en avril 2006 que le jeune homme a signé pour quatre ans. C’est le début d’une étrange saga dont Obi Mikel affirme être sorti «endurci».

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