Choc Nadal-Djokovic et demi-finale 100% serbe chez les dames

Choc Nadal-Djokovic et demi-finale 100% serbe chez les dames

Le face-à-face vendredi entre Nadal et Djokovic aura un double enjeu puisqu’il offrira au vainqueur non seulement une place en finale mais aussi la place de numéro 2 mondial, occupée pour l’instant par l’Espagnol. Mardi, jour de ses 22 ans, le Majorquin n’a laissé aucune chance à son compatriote, comme il l’avait fait au tour précédent face à un autre Espagnol, Fernando Verdasco, et tous les autres adversaires qu’il a rencontrés jusque-là. En cinq matches, il n’aura abandonné que 25 jeux, soit une moyenne ridicule de 1,6 jeux par set. Novak Djokovic a lui mis à profit son expérience pour battre lundi le jeune Letton de 19 ans Ernests Gulbis en trois sets très accrochés 7-5, 7-6 (7/3), 7-5 et se qualifier pour les demi-finales de Roland-Garros. C’est la deuxième fois d’affilée que Djokovic, 21 ans, entre dans le dernier carré à Roland-Garros. Le Serbe, 3e mondial, en est désormais à cinq demi-finales de suite en Grand Chelem, une performance qu’il est seulement le quatrième à réussir dans l’ère Open après Ivan Lendl, Boris Becker et Roger Federer (le Suisse en est à 15, série en cours). Jelena Jankovic et Ana Ivanovic joueront une demi-finale 100% serbe jeudi à Roland-Garros après leurs victoires, obtenues sur le même score (6-3, 6-2), face à Carla Suarez et Patty Schnyder mardi.
Outre une place en finale, la partie pourrait désigner la prochaine numéro un mondiale si jamais Svetlana Kuznetsova, placée dans l’autre partie de tableau, ne remporte pas le titre. Une perspective qui donne encore un peu plus de piment à l’opposition très attendue entre Ivanovic, numéro deux mondiale, et Jankovic, numéro trois, qui ambitionnent toutes deux de devenir la première Serbe à s’imposer en Grand Chelem.
«Avoir la possibilité de devenir numéro un après ce tournoi me donne encore plus de motivation», a commenté Jankovic. «On se rapproche de la ligne d’arrivée et je suis motivée comme jamais. Justine (Henin) est partie. L’opportunité est belle pour accomplir un des mes rêves». «Je veux simplement bien jouer, je ne pense pas trop à la place de numéro un», a estimé pour sa part Ivanovic, moins portée sur l’emphase que sa compatriote. «Car si vous jouez bien, le classement suit». Ivanovic partira avec un net avantage. Elle a déjà atteint deux finales du Grand Chelem, certes toutes perdues à Roland-Garros l’année dernière et l’Open d’Australie début janvier, alors que Jankovic, demi-finaliste à Paris en 2007, n’a encore jamais été vue à ce niveau. Surtout, Ivanovic a gagné ses cinq dernières rencontres face à Jankovic. «C’est très difficile de lire son jeu, mais sur terre battue, qui est ma surface préférée, c’est un jeu différent», a voulu cependant positiver cette dernière, vainqueur à Rome cette année.

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