Climat délétère pour l’élection du président de la FIFA

Bien que critiqué au sein de l’organisation, le président Sepp Blatter est favori à sa réélection mercredi. La contestation gronde dans la FIFA. A la fin du congrès de mardi, des dizaines de délégués ont abordé une foule de journalistes pour dénoncer l’attitude de Sepp Blatter, qui présidait la réunion. Le Suisse, 66 ans, est favori à sa réélection mercredi face au seul autre candidat en lice, le Camerounais Issa Hayatou, 55 ans, président de la Confédération africaine (CAF).
Blatter a été accusé de n’autoriser que les fédérations nationales qui soutiennent sa réélection à poser des questions durant la réunion de mardi. Michel Zen-Ruffinen, secrétaire-général de la FIFA, qui au début du mois a mis en cause Blatter pour mauvaise gestion et corruption, s’est dit « consterné » par l’attitude du président de la FIFA, qui « a accepté les questions des fédérations seulement selon son bon vouloir ».
Blatter a clôturé le congrès sans que les délégués de 15 fédérations nationales, dont celles de l’Angleterre, de la Somalie, de la Tunisie et des Pays-Bas, aient pu prendre la parole. « Nous sommes probablement la seule fédération nationale qui ait déclaré ouvertement son soutien (à Hayatou) pour l’élection », a souligné David Davies, directeur exécutif de la Fédération anglaise de football. « On aurait pu penser que dans l’intérêt de la démocratie, du fair play et de la responsabilité, il nous aurait donné le droit de nous exprimer. »
Malgré les appels répétés pour que David Will, chef de la commission d’audit interne suspendue, présente son rapport sur les comptes de la FIFA, Blatter ne l’a pas autorisé à s’adresser aux délégués. « Je veux que le congrès sache que les finances sont dans une situation grave, » a souligné M. Will, un vice-président de la FIFA, après la réunion. « Personne ne semble prendre cela au sérieux. Si nous étions une entreprise, nous devrions nous déclarer insolvables. »
Malgré les allégations dont il fait l’objet et une plainte déposée en Suisse par 11 membres de la commission exécutive de la FIFA l’accusant de corruption et de mauvaise gestion, Blatter pense obtenir une majorité nette parmi les 199 fédérations participant au vote.

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