CODM-CUHA, une finale inédite

Le complexe sportif Sidi Mohammed était, ce week-end, le pôle d’attraction des demi-finales qui ont opposé, respectivement, le CODM au Raja et le CUHA aux FAR. La première rencontre fut très musclée. Les deux protagonistes étaient conscients de l’enjeu et l’importance de la partie, qui n’était pas comme les autres puisqu’elle ouvrait la qualification à la finale.
Tout faux pas était synonyme d’une frustration de ce prestigieux trophée, tant convoité par les deux formations. Dès l’entame de la partie, le Raja s’est montré plus entreprenant et vigilant devant le champion du Maroc, le CODM. Mais ces derniers, bien que diminués par quelques bons éléments blessés, ont toujours cru en leurs moyens. À la 16e minute, le score était à égalité (5 à 5). Mais à la 27e minute, les Vert et Blanc prenaient le large (9 à 6) pour terminer ce premier half sur le score de 10 à 3. Après la pause et reposant sur un superbe collectif, où intelligence et instinct étaient en parfait équilibre, les jeunes codémistes ont étouffé le jeu des diables verts, surtout après avoir raté un penalty qui aurait dû aggraver le score et mettre les hommes de Aïtouni en confiance. Mais ce ne fut pas le cas puisque Karim Bouhaddioui et ses coéquipiers ont saisi l’opportunité de ce passage à vide des Rajaouis pour remettre les pendules à l’heure (10 à 10). Puis 16 à 16. Mais vers la 24e minute, les hommes de Bouhaddioui ont pris intelligemment un écart de deux points suite à des montées rapides et bien ponctuées par Alaoui et Karim Bouhaddioui. Malgré l’expulsion de ce dernier par les arbitres Zidane et Cherkaoui, à 12 mn de la fin de la partie, la machine meknassie a tenu bon pour terminer la partie en sa faveur par 20 à 18, en dépit des efforts considérables déployés par les Rajaouis pour revenir à la marque. « Le Raja est une grande équipe qui a failli nous surprendre à maintes reprises, mais notre vigilance et notre tactique appliquée à la lettre par mes joueurs nous ont permis de relever ce défi. Par contre, l’arbitrage, que je n’aime pas critiquer était défaillant», souligne Noureddine Bouhaddioui, coach du CODM.
De son côté, Aïtouni, entraîneur du Raja de Casablanca, a déclaré « Je félicite le CODM de sa bonne performance. C’est une grande équipe. Notre défaite, aujourd’hui, était honorable. On a fait l’essentiel, mais la chance n’était pas de notre côté.
Pour ce qui est de l’arbitrage, c’est le point noir de la rencontre». Quant à la deuxième demi-finale, qui a mis aux prises les FAR à la CUHA. Les deux équipes étaient à la recherche de leur identité. L’expérience des militaires et l’ambition de la jeunesse de la CUHA ont donné lieu à un match plaisant pour le très peu de public présent dans la salle. Le début en fanfare des FAR n’était qu’un feu de paille puisque les protégés de Rokchi, entraîneur des communautaires, se sont vite ressaisis pour prendre en main le match et achever la première manche sur le score de 12 à 10. De retour des vestiaires, les coéquipiers de Adil Boujid ont creusé le score (13-10) pour mener confortablement dans plusieurs phases de jeu, souvent avec quatre buts d’avance. À la fin du match, les militaires ont perdu leur sang froid pour se voir distancer à la fin sur le score sans appel de 23-19.
Une victoire méritée qui qualifie, pour la seconde fois, la CUHA à une finale de la coupe du trône, après celle perdue face à la Rabita. «Malgré les petits moyens, cette belle victoire décrochée face à la robuste équipe des FAR a, à cet égard, rassuré le groupe pour la finale inédite qui nous opposera, samedi prochain, à l’incontournable CODM que j’estime beaucoup», déclare Abdelilah Rokchi, coach de la CUHA.

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