Comment le Maroc se prépare aux Jeux olympiques de Londres

Comment le Maroc se prépare aux Jeux olympiques de Londres

Le Maroc veut plus de médailles aux jeux olympiques de Londres 2012. Un souhait difficile, mais pas impossible, car les grandes nations sportives se battent pour décrocher ce mérite et entrer dans l’histoire. Les  jeux olympiques c’est du sport, mais c’est surtout de l’argent, beaucoup d’argent. Mardi dernier, Conformément aux Hautes Directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un important programme a été établi pour la préparation des sportifs de haut niveau appelés à représenter notre pays aux prochains Jeux Olympiques de Londres 2012. La préparation s’effectuera à l’étranger pour certains sportifs. Quant aux autres, ils s’entraîneront au Centre sportif des Forces armées royales, en attendant la réhabilitation et la rénovation du Centre national des sports Moulay Rachid. Un budget de 330.000.000 DH a été aloué pour la mise en oeuvre de ce programme de préparation pour l’horizon 2012.  «Toutes les disciplines ne bénéficieront pas de ce budget. Seules celles qui ont fait leur preuve pendant longtemps aux Olympiades, et qui ont les chances de nous apporter des médailles, auront ce privilège», a déclaré à ALM, Nourredine Benabdenbi, secrétaire général du Comité national Olympique marocain (CNOM) et président de la Fédération royale marocaine de basket-ball, avant d’ajouter : «l’athlétisme, la boxe, le Taekwondo, le judo, la natation et le cyclisme sont les plus concernés». De ce fait, il revient aux fédérations sportives de sélectionner au moins quatre bons éléments qui feront le voyage à l’étranger pour s’entraîner et se concentrer dans les meilleurs centres du monde avec «des primes et des salaires de rêve», pour reprendre l’expression de M. Benabdenbi. Ils seront sous la loupe des techniciens désignés à cet effet qui pourraient être marocains ou de nationalité étrangère. D’autre athlètes moins performants, auront à rejoindre le Centre national militaire de Salé. «On s’attend à ce que ce programme donne ses fruits dans le moyen et court terme puisque les sportifs distingués seront appelés à être présents pour les prochaines échéances, notamment les jeux panarabes et les Jeux méditerranéens», a précisé M. Benabdenbi.  Abderrahmane Slimani, ancien footballeur considère que : «les directives de Sa Majesté le Roi vont pallier à une carence et à un manque de stratégie de préparation des athlètes de haut niveau. Maintenant, les différentes fédérations, le CNOM et le ministère de tutelle sont appelés à coordonner convenablement en élaborant une stratégie claire et en évitant de commettre, encore une fois, des erreurs. Nous avons certes besoin d’un sport de masse mais également d’un sport d’élite, des athlètes qui auront la responsabilité de représenter dignement le Royaume». La sélection nationale de football a toujours été favorisée par rapport au autres sports. Même si actuellement, et au moment où on insiste sur la relève, le Maroc n’a pas encore de sélection olympique bien définie.
Par ailleurs, le programme de préparation des athlètes de haut niveau donnera aux responsables du sport national plus de visibilité sur les compétitions régionales et internationales de chaque discipline. Néanmoins, ils devront s’approcher plus de l’athlète, cet être humain qui a besoin d’encadrement du soutien moral et financier. S’agissant du montant des bourses qui seront dédiées aux sportifs, M. Benabdenbi qui a déclaré avoir déjà les grilles, a préféré les annoncer lors d’une conférence de presse qui sera prochainement tenue à cet effet. La question qui se pose actuellement est celle de savoir si les six fédérations concernées sont prêtes à relever le défi. Des réunions sont prévues hier jeudi et vendredi au sein de la FRMA et de la FRMJ, pour annoncer les noms des futurs candidats.
La boxe, quant à elle, compte sur El Arjaoui Mohamed, Moussaid Driss, Mehdi Ouatine, Misbahi Hicham pour s’imposer. Les cyclistes qui seront en stage permanant au Centre mondial de cyclisme en Suisse ne seront connus que suite aux résultats du Tour du Maroc cycliste. De la natation, Chahrazade Ramond, Bilal Achelfi et Yamine Jordan vivant en France sont les plus sollicités avec Kouam Amin, Karakchi Lilia et El Hazaz Zineb. L’année 2008 était pleine de désillusions pour le sport marocain. Une moisson maigre et décevante que l’on veut effacer dans les prochaines années.


Sara El Bikri ne fait plus partie de l’élite


La nageuse Sara El Bikri, évoluant au club français de Lyon, ne figure pas dans la liste des nageurs qui bénéficieront du programme de préparation des athlètes de haut niveau pour les Jeux olympiques 2012, a déclaré à ALM, Farid El Allam, président de la Fédération royale marocaine de natation. Et pour cause, Sara ne communique pas avec cette instance et a refusé de se joindre à la sélection nationale lors des Championnats d’Afrique qui ont eu lieu en décembre. Le Bureau fédéral a décidé de geler les activités de Sara El Bikri au sein du groupe de nageurs retenus pour bénéficier de l’aide de préparation qui sera accordé par la Commission d’élite instaurée par le Comité national olympique marocain.



Les professionnels affichent leur confiance

 • Hasna Benhassi : Il faut prévoir des réunions entre les athlètes et les dirigeants

C’est certes une bonne nouvelle pour l’ensemble des athlètes. SM le Roi Mohammed VI est le premier sportif de la nation. Cet important programme, destiné à la préparation des sportifs de haut niveau appelés à représenter notre pays aux prochains Jeux olympiques de Londres 2012, est une bonne motivation. Il faut prévoir des réunions entre les athlètes et les dirigeants au sein des fédérations sportives.
Un contact direct s’impose pour s’approcher des athlètes, connaître leurs besoins, surtout en ce qui concerne l’athlétisme, un sport qui nous a toujours rapporté des médailles.


 • Khalid Rahilou : Les athlètes doivent être les premiers à en bénéficier

C’est un bon pas vers les athlètes. Cette initiative est une motivation  pour faire plus d’efforts et réaliser des performances  non seulement pour les Jeux olympiques de 2012 mais aussi lors des autres manifestations internationales. Maintenant, les athlètes douvent être les premiers à en bénéficier. Ce travail doit donc se passer dans la transparence . Il faut donc superviser les dépenses.  Nous devons investir les salles d’entraînement pour encourager nos sportifs. Si on leur offre les besoins dont ils ont besoin,   ils se sentiront responsables et décrocheront des médailles pour eux et pour leur pays.


 • Mouna Benabderrasoul : C’est une initiative qui changera beaucoup de choses
 
En tant que taekwondoïste, je trouve que l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI changera beaucoup de choses au niveau de l’organisation et du financement des athlètes. C’est un pas très important en faveur des athlètes qui veulent toujours défendre les couleurs du Royaume. Cela va pousser les athlètes à bien se préparer pour gagner plus de médailles et plus de titres pour enrichir le palmarès du sport national. Les Assises nationales du sport ont eu un impact important pour trouver une solution à la promotion du sport national. Tout cela vient pour aider le sport et le sortir de sa crise critique. 


 • Aziz Daouda : Enfin, notre sport va sortir de sa léthargie 

Pendant longtemps, le sport national a souffert d’intrusions de tous genres. La lettre royale les a dénoncées et  a mis fin à toute une ère. Pendant longtemps, le sport national a souffert de manque de moyens. Cette sollicitude royale le sort définitivement de sa pauvreté. Maintenant que Sa Majesté le Roi a pris les choses en main, je suis profondément certain que le sport national va quitter sa léthargie et connaître le développement que mérite la jeunesse de notre pays. Et aussi on va reprendre notre place dans le concert des nations sportives les plus évoluées. Nous espérons briller et se distinguer dans les compétitions planétaires car le sport national a besoin de réussite.   

 • Saïd Zeddouk : Cette initiative est un signe pour l’ensemble des fédérations

Je pense que l’initiative royale est la meilleure approche à adopter et la meilleure démarche à entreprendre. Les objectifs de l’initiative du Souverain sont clairs. Il est temps de rompre avec la préparation tardive des athlètes. Une bonne préparation pour les échéances olympiques nécessite qu’on lui consacre le temps suffisant et non pas des stages de quatre jours ou même de quatre mois comme à l’accoutumée. Je pense également que cette initiative est un signe pour l’ensemble des fédérations nationales, car si les Jeux olympiques sont périodiques, les compétitions nationales ont lieu chaque année.

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