Compétition sous haute surveillance

Compétition sous haute surveillance

En présence d’un parterre de journalistes, représentant plusieurs organes de presse écrite et audiovisuelle, Mohamed Ibnou Zahir a ouvert la conférence en s’appliquant à informer les journalistes présents sur le long chemin parcouru, jusqu’à aujourd’hui, pour réussir l’organisation du 24ème Championnat d’Afrique des nations dans sa nouvelle formule.
Selon le président, ces changements importants ont été proposés au dernier congrès de Lausanne, avec comme objectif de modifier fondamentalement l’image et le contenu de la lutte.
C’est le seul moyen de résister aux pressions du CIO, pour s’adapter le programme des JO, aux exigences des sponsors qui veulent des sports attractifs modernes et intéressants pour les spectateurs. Ce changement radical coïncide avec le Championnat d’Afrique des nations et exige un cahier des charges lourd de conséquences pour le Maroc, étant le premier organisateur après la nouvelle formule. Dans ce contexte, les liens amicaux qui unissent le président de la FRML et son homologue de la FILA (Fédération internationale des Luttes), Raphaël Martini, ont été d’une grande utilité, puisque ce dernier a octroyé au Maroc deux tapis de combat d’une valeur de 240.000 DH.
On notera la réduction à 4 membres au lieu de sept représentants de la FILA (fédération internationale des luttes) dans ce championnat ; la nomination du président de la CALA (Fédération africaine de lutte), Mohamed Ibnou Zahir, en qualité de délégué technique et la nomination du responsable de contrôle antidopage, Dr Chahi (vice président de la FRML et président de la commission médicale de la FRML).
La compétition sera présidée par Raphaël Martini et son secrétaire général M. Dusson (un honneur de plus pour le Maroc qui est très estimé par les membres de la FILA).
Concernant l’évaluation approximative du coût afférant à l’organisation de ce championnat, Ibnou Zahir l’a estimé à 800.000 DH (quote-part des participants à déduire), 35 dollars par jour et par athlète.
Le président conclut par informer sur le congrès de la confédération africaine des luttes associées. Cette Assemblée générale élective se tiendra avant le coup d’envoi du 24ème Championnat d’Afrique en vue de constituer le nouveau bureau exécutif.
A son tour, Haj Mekki El Oufir, le directeur technique des équipes nationales n’a pas omis de signaler à son tour que ces quatre dernières années, il  devient de plus en plus difficile de suivre des stages à l’étranger, pour la non-disponibilité des moyens financiers en temps voulu, le coût de stage étant évalué à 60 dollars US par jour et par personne.
A ce propos, nos lutteurs et lutteuses se sont contentés des concentrations au centre de Bourgogne, a t-il ajouté.
Pour ce qui est des chances de nos lutteurs, M. Mekki reste optimiste malgré le manque d’expérience de certains lutteurs qu’il faudrait encourager pour réaliser tous nos espoirs. Concernant le contrôle anti-dopage, le Dr Chahi a tenu à préciser que les démarches avec la FILA ont abouti à la réduction des lutteurs soumis au contrôle antidopage, qui concerne uniquement un lutteur par catégorie (21 lutteurs au lieu de 63). Ce qui a pour conséquence de réduire énormément le coût occasionné par ce contrôle.
Le centre antidopage de Tunis, agréé pour ce genre d’opération, expédiera au Maroc le matériel nécessaire, alors que les techniciens seront fournis par un laboratoire marocain, sous la supervision du Dr. Chahi.

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