Complexe Al Amal : Problème complexe

Complexe Al Amal : Problème complexe

Programme trop chargé pour la Fédération royale marocaine de tennis : Championnat national, Grand Prix Hassan II et Trophée Lalla Meryem. Pour le président, Mohamed Mjid, et ses fidèles, Haggouch et Tazi, il n’y a pas de temps à perdre. Seulement voilà, tout cela se passe alors que la fédération n’a pas encore tenu son assemblée depuis plus de deux ans.
Plus grave que cette légitimité qui tarde à venir et que certains membres de la fédération réclament timidement, tout est centralisé au niveau de la fédération par un seul homme Mjid. Lui qui a voulu faire du Complexe Al Amal un centre de formation pour les jeunes. Objectif ambitieux, mais raté faute d’une vraie stratégie de tennis. À en croire une source proche de la fédération, sauf pour le GP Hassan II et certaines rencontres de la Coupe Davis, le Complexe Al Amal ne sert plus à rien.
Ce petit bijou, qui aurait coûté environ deux million de DH, serait, aujourd’hui, déserté. «Reda Ammrani, qui était le seul à s’entraîner encore au complexe, n’y va plus », confie notre source. Se sentant livrés à eux-mêmes, les jeunes joueurs auraient décidé de ne plus y mettre les pieds. Et ils sont nombreux, pour ne citer que Filali Kamil, Bouyahya Yacine, Idembarek Yacine, Chaki Rabiî, Chafiî Jalal, Belbacha Mehdi, Daouki Mehdi, Ziadi Mehdi, Zedine Mehdi, Fathi Hicham et Omar, Ouahabi Talal et Berrada Omar. Tous avaient rejoint le centre du Complexe Al Amal, il y a presque deux ans, dans le seul but d’améliorer leur niveau. Pour certains, l’expérience a duré deux semaines.
Pour d’autres, les plus accrocheurs, leur séjour au Complexe Al Amal n’a pas dépassé trois à quatre mois. « On n’a pas eu un seul joueur du centre », fait remarquer notre interlocuteur. À l’origine, des cadres techniques pas à la hauteur. « Il y avait des malentendus avec les entraîneurs. Par exemple, Chaki Rabiî s’était disputé avec le DTN, avant de claquer la porte», glisse notre source. Si la fédération s’est démenée pour s’approprier le complexe, avec tous ces bras de fer que l’on connaît et qui avaient opposé le président aux autorités locales, elle a, en revanche, échoué dans la réalisation de son projet : celui de mettre en place le premier centre de formation pris en charge par la fédération. «Mais financé par le ministère de tutelle», souligne notre source.
Après avoir recruté Amine Ghissasi, à qui l’on a confié la tâche de directeur technique national, cette dernière a fini par le remercier. « Il n’a pas démissionné. Pour lui, il est toujours directeur technique national, mais sur le papier», a tenu à souligner notre source, qui ajoute que Ghissasi aurait réclamé dernièrement à la fédération la bagatelle de 300.000 DH, avant de rendre son tablier. Chose que la fédération a refusée.
En attendant que le divorce soit consommé entre les deux parties, le directeur technique national aurait déjà monté une boîte de communication avec Naceri, qui n’est autre que le directeur du centre. Leur premier budget : le Tour du Maroc cycliste de l’année dernière. Tous ont plié bagages pour entamer une nouvelle carrière, sauf Abdelkebir Haggouch qui, outre sa fonction de président de la Commission technique par intérim, en attendant la tenue de l’assemblée générale et le retour de la légitimité, assure celle de directeur de la 21ème édition du Grand Prix Hassan II.

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