Contractualisation du sport : Les deux tiers des fédérations avec Ouzzine

Contractualisation du sport : Les deux tiers des fédérations avec Ouzzine

Sur les 45 fédérations nationales existantes, 30 ont répondu à l’appel du ministère de la jeunesse et des sports pour des signatures de cahiers des charges liant les deux parties durant la période allant de 2012 à 2016.

Pour le ministre, ces deux tiers regroupent celles qui se sont inscrites dans les orientations de la réforme du sport en renouvelant leurs cadres dirigeants après avoir tenu leurs assemblées générales.

Comme la fédération de football était absente à la cérémonie de signature des contrats-programmes qui a lieu au siège du ministère mercredi à Rabat, tous ont compris que le différend qui l’oppose au ministère reste entier. Pourtant pour Mohamed Ouzzine, les enjeux de «cette nouvelle donne» dans laquelle son département veut être plus un accompagnateur qu’un tuteur sont la panacée aux revers subis par le sport marocain.

Mais surtout, s’est-il empressé d’ajouter, ils répondent aux attentes des citoyens qui ne sont pas que sociales ou économiques, mais également sportives. Pour parvenir à redorer le blason de disciplines qui font souvent du rase-mottes, Mohamed Ouzzine propose une mise à feu et un accompagnement essentiellement orientés vers le nombre et le temps. De cette stratégie, il en parle comme d’un investissement à long terme.

«Bien sûr, les résultats sont importants et nous ne ferons pas la fine bouche s’ils arrivent, mais plus important est l’élargissement de la base», a-t-il affirmé.

Reprenant d’anciens leitmotivs, il a de nouveau déclaré que c’est la largeur de la base et l’augmentation du nombre des pratiquants qui donnent celle de l’élite et des athlètes de haut niveau. Or, a-t-il expliqué, la mise en place de ce genre de situation exige du temps.

Et il a ajouté que l’objectif de bonne qualité du résultat final impose que le ministère et les fédérations se donnent la main en un partenariat étroit, permanent et productif. Car si le ministère est le maître d’œuvre de la politique gouvernementale en matière de sport, les fédérations en sont les maîtres artisans, ceux qui la traduisent dans les faits et qui en façonnent la réalité.

Le ministre a donc enjoint aux fédérations qui ont souscrit à la réforme globale dont il est porteur d’adopter les grands principes qui en constituent le fondement.

Car l’élargissement de la base ne peut s’obtenir que par l’amélioration de la formation et par la gouvernance. Sur ce que sera cette formation, il dira : non pas des slogans, mais la professionnalisation et l’industrialisation de l’apprentissage fondées sur des bases scientifiques. Quant à la gouvernance, il a estimé qu’elle est tributaire d’un changement de perception des rôles de chacun.

Le ministère, délégataire de la politique sportive, est là pour susciter les vocations et accompagner les chantiers, a-t-il dit. Il a laissé entendre que la politique de proximité qu’il a initiée au moyen d’un nouvel organigramme donnant plus d’attributions aux délégations régionales est une des voies qui y mènent.

Parce qu’il marque un nouveau départ, parce qu’il institue la contractualisation des liens et des objectifs, ce mercredi 15 mai 2013 est un événement marquant dans l’histoire récente du sport marocain, a-t-il déclaré en substance.

Il a annoncé que les objectifs assignés à cette contractualisation seraient atteints si l’on doublait l’effectif actuel des 150.000 pratiquants. «Mais attention, ne confondons pas diligence et précipitation», a-t-il tenu à mettre en garde.

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