Coupe confédérations : Le Brésil grandissime favori à sa succession mondiale

Ce succès survenu 47 ans jour pour jour après le premier sacre planétaire de la "seleçao" en Suède en 1958 a de quoi faire frémir les rivaux des quintuples champions du monde.
C’est en effet sans Cafu, Roberto Carlos et Ronaldo, laissés au repos, ou encore Alex et Ricardinho, blessés, que le Brésil a dominé coup sur coup l’Allemagne (3-2) et l’Argentine, cinq titres mondiaux à elles deux. Tous ont été remplacés avec succès.
"C’était une compétition très importante pour le Brésil et nous avons réussi tout ce que nous voulions, a souligné l’entraîneur brésilien Carlos Alberto Parreira. Nous avons essayé beaucoup de joueurs dans la phase de poules, mais nous avons ensuite dégagé une équipe-type pour les deux derniers matches et nous avons remporté le trophée."  Au total, le "professeur" a observé 21 des 23 joueurs du groupe. Seuls le gardien Gomes et le défenseur Luisao n’ont pas été utilisés.
En attaque, Adriano a confirmé qu’il était un attaquant de classe mondiale, en étant de nouveau sacré meilleur joueur et meilleur buteur (cinq réalisations), comme un an plus tôt lors de la Copa America au Pérou.
Cicinho héritier de Cafu  L’attaquant de l’Inter Milan, dont l’association avec Ronaldo s’annonce fracassante, a été l’élément le plus efficace d’un "carré magique" qui a souvent tâtonné avant de se montrer à la hauteur de ses promesses en finale.
Ronaldinho et Kaka, visiblement affectés par l’accumulation des rencontres, ont oublié leur fatigue contre les Argentins et même Robinho a su dépasser sa timidité, compréhensible pour sa première grande compétition internationale, lors du dernier match.
En défense, Cicinho s’est posé en sérieux concurrent pour Cafu. Aussi intenable que son glorieux aîné, l’arrière droit n’a sans doute pas éveillé l’intérêt du seul Betis Séville (1re div. espagnole), qui l’a contacté récemment.
Gilberto a été moins en vue, mais il a bien tenu son couloir gauche. Emerson et Ze Roberto ont également répondu présent à la récupération.
Seule la charnière centrale suscite donc à l’heure actuelle de véritables inquiétudes.
Roque Junior a paru bien léger pour le niveau international, notamment contre l’Allemagne, mais avec des joueurs du calibre de Edmilson ou Cris, le Brésil ne semble pas dépourvu dans ce domaine. Avec Dida, Marcos et Gomes, il compte également une belle triplette de gardiens de but.
Ne pas crier victoire trop tôt  Bref, l’armada semble invincible. "Quand le Brésil joue à ce niveau, aucune équipe ne peut la battre", a d’ailleurs estimé Franz Beckenbauer, président du comité d’organisation de la Coupe des Confédérations et du Mondial-2006.
"Le Brésil a tout ce qu’il faut pour la Coupe du monde, s’il joue comme il l’a fait ce soir", a ajouté mercredi Parreira.
L’entraîneur des auriverde refuse cependant de crier victoire trop tôt. "Etre favoris ne suffit pas pour être couronnés, prévient-il. La France et l’Argentine étaient favorites avant le Mondial-2002 et elles ont été éliminées au premier tour."  Un destin qui a failli être celui du Brésil lors de cette Coupe des Confédérations. Sans un arrêt réflexe de Marcos devant Oguro dans le temps additionnel, lors du 3e match de poule, la seleçao n’aurait pas conservé le nul contre le Japon (2-2) et n’aurait jamais disputé les demi-finales.

Par Gakl Favennec

AFP

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