Coupe Davis : Arazi, chef de file

Coupe Davis : Arazi, chef de file

Encore un coup dur pour le tennis national. Contraint à l’abandon au premier tour de l’US Open à cause d’une inflammation de la voûte plantaire, Younès El Aynaoui ne disputera pas la rencontre barrage de la Coupe Davis contre l’Australie, tenante du titre, et qui aura lieu à Melbourne du 24 au 26 septembre. Selon le président de la Fédération royale marocaine de tennis, Mohamed Mjid, l’ex-numéro un mondial sera absent des circuits pour une période allant de quatre à cinq semaines. Il faut dire que depuis plus de six mois, El Aynaoui est victime de la malédiction des blessures.
Dernièrement, lors tournoi des Jeux olympiques d’Athènes, le Marocain a dû renoncer au doublé pour la même cause. Est-ce le début de la fin pour notre champion ? Il est trop tôt pour le dire. «Dans deux ou trois jours, j’en saurai plus sur mon sort», a déclaré à l’AFP El Ayanoui, 31 ans. Une chose est sûre, aujourd’hui, c’est que le double quart de finaliste de l’US Open (2002 et 2003) traverse une période difficile. «Si je dois me faire opérer, j’arrêterai ma carrière car cela voudrait dire au minimum huit mois d’arrêt. Je devrais donc repartir de zéro sans aucun point ATP.
L’effort pour revenir à mon meilleur niveau serait trop important», a souligné ce dernier. El Aynaoui avait fait son retour à la compétition au tournoi de Cincinnati début août, puis à Athènes, après une période d’arrêt de plus de six mois cette année. «C’est vraiment dommage car je sentais que je retrouvais tout doucement mon niveau », a estimé le Marocain, qui n’a disputé que cinq tournois cette année, enchaînant les défaites au premier tour. À rappeler que la dernière sortie de l’équipe nationale en Coupe Davis face à l’Argentine a été marquée par l’absence d’El Aynaoui pour blessure. Chose qui a poussé la FRMT à faire appel aux services de Mehdi Tahiri. Arazi, qui a abandonné lors de son premier match face à Nalbadian, a dû, lui aussi, jeter l’éponge pour le reste de la compétition pour la même raison. Face à l’Australie, Arazi prendra, donc, le relais de chef de file.
Il aura la lourde mission de mener une équipe peu expérimentée composée de Mehdi Tahiri, Mounir Lâarej en plus d’un troisième joueur, dont le nom n’a pas encore été divulgué. Contrairement à ce qui a été annoncé, le capitaine de l’équipe nationale sera Karim Alami et non pas Benmakhlouf. Balayée, au mois de février dernier à Agadir, par l’Argentine (5-0), l’équipe marocaine est tombée sur un gros morceau : l’Australie, lauréates du saladier d’argent à 27 reprises. Pour les hommes de Karim Alami, pas trop habitués à ce genre d’événements, la tâche s’annonce difficile face à des gros calibres du tennis mondial, pour ne citer que l’ex-numéro un Lleyton Hewitt et Marc Philipoussis, surnommé «Scud».
Des trois joueurs marocains, seul Arazi pourrait tenir la dragée haute aux Australiens. Il avait déjà rencontré Philipoussis à deux reprises.
Lors du premier tour de l’Open d’Australie en 1998, Arazi n’avait fait qu’une bouchée de l’Australien, au service dévastateur. La deuxième fois, c’était au mois de janvier dernier. Le Marocain avait arraché son billet pour les quarts de finale des Internationaux d’Australie en barrant la route à Philipoussis (6/2, 6/2, 6/4). C’était le jour d’une fête nationale en Australie.

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