Coupe de France : le P-SG bat l’OM

Coupe de France : le P-SG bat l’OM

Crucifiant Marseille à chaque début de mi-temps, le Paris SG, plus affûté physiquement, a remporté samedi au Stade de France la 7e Coupe de France de football de son histoire, sa cinquième depuis 1993 (2-1) dans ce match sous haute surveillance à sens unique.
L’OM, qui vivait jusqu’alors un printemps euphorique, a ainsi de nouveau laissé passer l’occasion de garnir son palmarès, vierge depuis 1993 et sa victoire en Ligue des champions.
Paris, décroché de longue date en championnat, sauve largement pour sa part une saison mouvementée et peu conforme à ses ambitions initiales.
Kalou, l’une des vedettes de la soirée, ne mit donc pas longtemps à faire chanceler l’OM … Taiwo, il est vrai, l’aida quelque peu, dégageant mal un ballon dans la surface que Cissé contrait et qui revenait dans les pieds de l’Ivoirien. De la droite, celui-ci adressait une frappe imparable (1-0, 5e).
A l’aise dans la récupération du ballon, fruit d’une plus grande agressivité au milieu, Paris mettait ainsi la main sur le début de match, confirmant les prédictions de l’entraîneur marseillais Jean Fernandez selon lequel la fraîcheur physique serait déterminante.
Une nouvelle reprise de Kalou en coin, sur un centre lobé de Pauleta dans un exercice gourmand, faisait frémir Saint-Denis (12e), pendant que l’ OM tentait de récupérer du coup de massue. C’est Niang qui avait là le plus de jus, slalom à l’appui, échouant sur Letizi (14e), avant que Pagis, suite à un bon contrôle de la poitrine dans la surface, ne rate sa reprise.
Mais la défense parisienne, où Yepes et Armand parfois relayés par Rothen assuraient bonne couverture, ne tanguait guère. Et comme Ribéry, dans la mire permanente de Cissé et M’Bami, ne trouvait pas son rendement printanier, l’OM était dans le dur. D’autant que Pagis, boitant bas, quittait les débats, remplacé par Oruma (37e).
Le début de seconde période finit d’assommer l’OM . D’une longue course sur la droite, qu’aucun défenseur marseillais ne coupait, Dhorasoo fusillait Barthez des 25 m, de l’extérieur du droit (2-0, 49e).
Kalou, encore lui, manquait le KO, lorsque sa frappe trouvait la transversale au bout d’un centre parfait de Rothen (54e). Un coup franc rasant de celui-ci (62e), puis une bonne frappe de Cissé détournée par Barthez deux minutes plus loin validaient encore la domination parisienne.
Mais c’est au moment où l’OM semblait couler à pic que Maoulida raviva le droit d’y croire. Servi par Niang, l’attaquant comorien confirmait son efficacité du moment, d’un joli tir croisé laissant Letizi absent (2-1, 67e). Jusqu’alors dominés de la voix, les 18.000 fans marseillais montraient qu’ils n’avaient pas laissé toutes leurs forces dans cette grande migration pendulaire…
Mais ni Taiwo, ni Lamouchi, ni Maoulida, imprécis dans le dernier geste, ne leur rendaient l’espoir. " OM, droit au bus!", lisait-on alors sur une banderole parisienne vengeresse…
En marge de cette finale, les forces de l’ordre ont procédé samedi soir à 39 interpellations aux abords du Stade de France et 26 gardes à vue, selon un bilan définitif de la direction départementale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis.
Aucun incident notable n’a été signalé à la sortie du Stade, a précisé la police. Par ailleurs, plusieurs centaines de supporteurs du PSG rassemblés sur les Champs-Elysées pour fêter la victoire de leur équipe, avaient presque entièrement quitté les lieux dimanche vers 02H30, dans le calme. 

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