Coupe du Trône : Et de huit pour les FAR

Coupe du Trône : Et de huit pour les FAR

«Les éléments de l’équipe des FAR se sont donnés à fond lors de cette finale et il était de notre devoir d’offrir cette prestigieuse coupe à nos supporteurs, surtout que nous avons raté le titre du championnat la saison dernière. Nous avons affronté une équipe coriace qui n’était pas facile à manier. Nous avons raté plusieurs occasions de buts, mais nous étions chanceux dans les tirs au but», tels sont les propos de M’hamed Fakhir, entraîneur de l’équipe des FAR, quelques heures après le coup de sifflet final de la finale de la coupe du Trône édition 2002-2003, disputée dimanche après-midi au complexe sportif Moulay Abdellah.
En décrochant l’édition 2002-2003, les Militaires succèdent à eux-même dans le palmarès de cette prestigieuse compétition. Eux qui avaient remporté la coupe du trône de l’année dernière face au même adversaire. Les Militaires, qui avaient raté de peu le titre du championnat la saison dernière, n’ont, cette fois-ci, pas laissé passer l’occasion pour glaner leur huitième sacre depuis le début de cette compétition. Face à l’équipe du WAC, animée par un esprit de revanche, les hommes de Fakhir n’ont rien laissé au hasard.
Discipline tactique, défense bien regroupée, solidarité entre joueurs… Les Militaires ont bien négocié leur finale. Il faut dire aussi que ces derniers avaient un autre avantage, la fraîcheur physique des joueurs et le nombreux public présent. Deux faits d’armes que Fakhir a su employés au bon moment, dans la dernière demi-heure. Et la recette a failli être payante, puisque les coéquipiers de Brazi ont eu pas mal d’occasions pour emballer le match, mais c’était sans compter sur Nadir Lemyaghri, dans ses grands jours.
Quant au malheureux finaliste, le Wydad de Casablanca, et qui devait disputer sa troisième rencontre de la semaine, il a fait ce qu’il fallait faire, mais la chance n’était pas de son côté. «Nous sommes très déçus d’avoir raté cette coupe surtout que la partie a été plus ou moins équilibrée. Nous avons tenu la dragée haute à cette grande équipe », a déclaré, avec beaucoup de déception, Jacky Bonnevay, entraîneur du WAC. Les Rouge et Blanc étaient les premiers à inquiéter la cage de Jermouni par l’intermédiaire de Samir Sersar. Optant pour l’attaque à outrance, Bonnevay, qui savait que ses joueurs étaient fatigués après leur déplacement à Alger où ils avaient affronté la formation algérienne Hussein Dey, voulait tuer le match en première période, mais en vain. Avec beaucoup d’intelligence, Fakhir a laissé passer l’orage pour mettre la pression sur le camp du WAC et par là-même faire la différence. D’ailleurs, l’occasion la plus nette de la rencontre est à mettre à l’actif des FAR.
À dix minutes du sifflet final, Armoumene, sur une balle en profondeur, a eu une occasion en or, mais son plongeon de la tête bute sur Nadir Lamyaghri. C’était la dernière apparition d’Armoumene avant de céder sa place à Hicham Zerouali, qui donnera, lui aussi, du fil à retordre à la défense du WAC. Durant les 120 minutes, les deux finalistes n’ont pas pu se départager. La séance des tirs au but allait être fatale pour les poulains de Bonnevay (3-0). Après deux sacres d’affilée en championnat avec le Hassania d’Agadir, Fakhir réédite le même exploit avec les FAR, mais cette fois-ci en coupe.

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