Cyclisme : Carlos Sastre vainqueur du Tour de France

Cyclisme : Carlos Sastre vainqueur du Tour de France

Au terme d’un parcours de 3560 kilomètres, Carlos Sastre a battu au classement final de 58 secondes l’Australien Cadel Evans (31 ans), déjà deuxième l’année passée derrière un autre coureur espagnol, Alberto Contador.
Le grimpeur autrichien Bernhard Kohl, 26 ans, a complété le podium et a obtenu la troisième place (à 1 min 13 sec) du maillot à pois de meilleur grimpeur, qui est revenu pour la première fois à un coureur de son pays.
Sastre a pris le maillot jaune au soir de sa victoire dans la 17e étape à l’Alpe-d’Huez, la seule qu’il ait enlevée dans cette 95e édition. L’Espagnol, passé à l’attaque dès le pied de la montée finale, a détrôné ce jour-là son coéquipier, le Luxembourgeois Frank Schleck, lequel avait dépossédé Evans du maillot jaune à l’entrée des Alpes.
Sept leaders (Valverde, Feillu, Schumacher, Kirchen, Evans, F. Schleck, Sastre) se sont succédé en tête du classement général dans une course organisée en dehors de l’Union cycliste internationale (UCI) et marquée par des contrôles antidopage ciblés, orchestrés par l’agence française (AFLD). Ces opérations, doublées d’une surveillance serrée par les autorités publiques, ont abouti à quatre cas positifs, dont trois dans la première moitié de course. Le dernier a concerné le Kazakh Dmitriy Fofonov (stimulant). Le plus spectaculaire a concerné le grimpeur italien Riccardo Ricco, positif à l’EPO nouvelle génération (CERA) avant qu’il gagne à deux reprises, dans le Massif Central (Super-Besse) et les Pyrénées (Bagnères-de-Bigorre), avec une aisance insolente.
Suite à la révélation de ce cas, son équipe s’est retirée du Tour de France et a licencié non seulement Ricco -2e du Giro 2008- mais aussi son compatriote Leonardo Piepoli (vainqueur à Hautacam), pour violation du code éthique.
L’équipe CSC, en butte à de très nombreux contrôles, même hors course (fouille de la voiture du père des frères Schleck), est passée au travers. Elle est dirigée par le Danois Bjarne Riis, qui avait reconnu l’an passé s’être dopé à l’EPO pour gagner le Tour 1996. Les faits étant prescrits, Riis a conservé cette victoire, même ternie, ce qui lui permet de devenir le premier de l’époque moderne à remporter le Tour à double titre, en tant que coureur et responsable d’équipe.
Sa formation, la plus en vue dans les temps forts de la course à l’image du rouleur suisse Fabian Cancellara imprimant un rythme très élevé dans la montée de la Croix-de-Fer, a enlevé le classement par équipes et placé trois coureurs dans les douze premiers (Sastre, les frères Schleck). Son grand espoir, Andy Schleck (12e), a ramené aussi le maillot blanc du classement par points malgré ses limites dans les contre-la-montre, exercice qu’a dominé dans ce Tour l’Allemand Stefan Schumacher, inattendu à ce niveau.

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