Cyclisme : les prétendants se testent dans les Pyrénées

Dix jours de plaine devaient être effacés devant la montagne au cours de la dixième étape du Tour de France hier mercredi et les deux premiers cols des Pyrénées serviront de tests aux candidats à la victoire dans le Tour de France. Depuis le départ de Cambo-les-Bains, qui n’avait jamais été ville étape, les coureurs bénéficieront d’un terrain idéal pour les attaques.
Ils se dirigeront sur des routes vallonnées vers le petit col d’Osquich, qui servira de tranquille mise en jambes avant les difficiles ascensions du Soudet et de Marie-Blanque.
Le col du Soudet, classé hors catégorie, n’avait jamais été franchi par le Tour de France dans ce sens-là.
Depuis les premières rampes, la pente ne cesse de s’accentuer pour atteindre 10% dans le dernier kilomètre. Ces 21,5 kilomètres d’un effort total serviront d’indication fiable pour les coureurs qui seront passés brutalement sur le petit braquet et devront rapidement trouver leurs automatismes et adopter le coup de pédale de la montagne. «Généralement, nous comprenons très vite dans cette première ascension si nous allons bien franchir la montagne», explique Patrice Halgand.
«Le test ne ment pas. Nous savons aussi deviner la difficulté de nos adversaires quand ils ne cessent de changer de braquet. La respiration est également une bonne indication. C’est sûr, au sommet, nous en saurons davantage mais ce n’est pas parce qu’un coureur souffre dans ce premier col qu’il ne sera pas bien dans les suivants».
Le suivant sera celui de Marie-Blanque dont le sommet se situe à 45 kilomètres de Pau et qui avait été la dernière difficulté du Tour de France 2005. Il a été récemment découvert par le Tour de France, en 1978 lorsque Bernard Thévenet y avait subi une terrible défaillance. Ce col est redoutable parce que dans un premier temps la route est droite et ne cache rien de sa difficulté: une pente raide sur une route étroite.
Cette étape cumulera 38 kilomètres d’ascension et Nicolas Portal (Caisse d’Epargne), résidant à Pau, devine que rien ne sera simple, tant physiquement que stratégiquement.
«Après dix jours rapides, cela risque d’être délicat pour certains. Une échappée peut vraiment aller loin et des costauds pourraient même être tentés d’engager le bras de fer dans Marie-Blanque», dit-il. "»J’imagine qu’un coureur de T-Mobile sautera dans un coup. En l’absence d’Armstrong, je me demande qui derrière sera capable de contrôler la course. Cela risque d’être la guerre des nerfs».
Pau verra donc peut-être débouler un groupe de plusieurs coureurs comme l’an dernier à l’occasion de la dernière étape de montagne. Oscar Pereiro en avait profité pour obtenir sa première victoire dans le Tour de France.

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