Cyclisme : Schleck enlève la 15e étape

Cyclisme : Schleck enlève la 15e étape

L’Américain Floyd Landis a repris le maillot jaune du Tour de France cycliste, mardi à l’Alpe d’Huez, où le Luxembourgeois Frank Schleck a enlevé en solitaire la 15e étape au bout d’une longue échappée. Schleck, un débutant dans le Tour, a distancé à 2300 mètres de l’arrivée son dernier compagnon, l’Italien Damiano Cunego, qui a franchi la ligne avec un retard de 11 secondes.
L’Espagnol Oscar Pereiro, en tête du classement général au départ des 187 kilomètres à Gap, s’est battu d’arrache-pied dans la montée finale. Mais il a cédé son maillot jaune pour 10 secondes à Landis, remarquable de lucidité tout au long de l’étape.
Quatrième derrière l’Italien Stefano Garzelli , à 1 min 10 sec du vainqueur, Landis a pris du temps à ses rivaux directs, à l’exception de l’Allemand Andreas Klöden, l’un des plus tranchants dans la montée de l’Alpe d’Huez. Les hommes en vue dans les Pyrénées ont cédé sur les pentes finales, notamment le Russe Denis Menchov, le vainqueur de l’étape du Pla-de-Beret, qui a souffert pour limiter la perte à 1 min 11 sec sur Landis et Klöden.
L’Australien Cadel Evans a déboursé 1 min 39 sec après avoir tenté de garder le contact. En revanche, l’Espagnol Carlos Sastre n’a lâché que 25 secondes à Landis. Dans cette étape courue sous la chaleur, tempérée par un orage dans la descente du Lautaret, l’Izoard, le col légendaire classé hors catégorie, a été neutralisé par le peloton derrière l’échappée d’une vingtaine de coureurs partie dès la première heure de course. Au sommet, à 101 kilomètres de l’arrivée, Garzelli a basculé en tête avant d’être repris dans la vallée, à Briançon, par ses anciens compagnons. Les 17 rescapés de l’échappée (Hincapie, Schleck, Voigt, Zabriskie, Mazzoleni, Arrieta, Merckx, Cunego, Vila, Arroyo, Charteau, Garzelli, Landaluze, Chavanel, De la Fuente, Wegmann, Flecha, Lobato) se sont présentés au pied de la montée finale avec 3 min 20 sec d’avance. Klöden a provoqué la décision dans le groupe des favoris. Mais, Landis, intelligemment, est resté le plus souvent dans le sillage du coureur allemand, en gérant les écarts. «Klöden était certainement très fort», a déclaré le coureur originaire de Pennsylvanie. «Je voulais surtout ne pas perdre de temps sur lui. Je ne ressens pas le besoin de gagner une étape. Si j’en gagne une, bien sûr, cela me fera plaisir. Mais j’ai surtout en tête d’épargner l’équipe le plus possible ». « Pour moi, le cyclisme est un jeu tactique, c’est ma façon de rouler. Il faut rester prudent. Je peux moi aussi connaître un jour-sans. Je suis content des écarts. Si je peux grappiller par-ci par-là à chacun de mes adversaires, je me rapprocherai de mon objectif qui est de gagner à Paris», a ajouté le leader de l’équipe Phonak.

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