De belles empoignades

Après une longue absence, la salle omnisports Ibn Yassine de Rabat renoue avec la compétition de la lutte nationale. C’est dans le contexte de décentraliser ce sport de l’axe traditionnel El Jadida-Casablanca-Kénitra que le comité chargé de la gestion des affaires de la Fédération royale marocaine de luttes associées et thaï-jitsu a pris cette bonne initiative. Le système organisationnel a, à son tour, émerveillé tous les observateurs présents à cette manifestation.
Pour une fois, aucun des clubs participants ne s’est accaparé les titres mis en compétition puisque chacun des onze clubs en a eu sa part. Le WAC a décroché deux titres féminins et deux titres masculins, le Raja a eu deux titres masculins et un féminin, le Taraji de Aïn Chok et l’USM un titre pour chacun des deux sexes.
Les FAR et le RSK ont glané deux titres alors que Bochido, le KAC et le RUC ont gagné un titre chacun. Il est à signaler que Ali Belakchari, champion arabe et d’Afrique, résident en Irak, a joué sous les couleurs de la FRML. Il a remporté la première place en lutte libre (74 kg).
Les combats de la lutte gréco-romaine étaient les plus attendus, notamment celui qui a mis aux prises dans la catégorie des 74 kg Anouar Kandafil (RCA) à Mustapha Badra de la RSK. Le niveau technique de ce combat était plus que satisfaisant. Les deux lutteurs ont fait preuve d’une discipline tactique notamment de la part du rajaoui qui a cueilli à froid son adversaire au tapis pour mettre à exécution une pléiade de prises comme les ceintures avant, arrière et de côté, le bras roulé, le tour de hanche ou le tour de tête. Ce combat a montré le retour en force de Anouar Kandafil qui semble-t-il a récupéré une grande partie de sa fraîcheur physique et technique. Un atout sûr pour le coach national pour les prochaines échéances régionales et continentales.
Hormis quelques combats, le niveau technique de cette finale était moyen, contrairement aux éliminatoires. Les lutteuses féminines n’ont pas brillé.
A ce sujet, beaucoup reste encore à faire au niveau des clubs, principale pépinière de l’équipe nationale.
Pour ce qui est de l’arbitrage, le référé international Noureddine Mouchafaâ a veillé scrupuleusement à l’application des règlements de la fédération internationale. Cependant, il est à noter l’insubordination du lutteur Abdelilah Mimouni du Raja de Casablanca dans la catégorie des 84 kg qui a entravé la bonne marche du combat par ses protestations injustifiées contre les décisions du chef de tapis, arbitre et juges.

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