Des exploits et des ratages

L’athlétisme a toujours été le porte-flambeau du sport marocain et il compte le rester encore longtemps. Les victoires se poursuivent et ne se ressemblent pas.
Des exploits qui ont été inaugurés cette année au mois de mars par la victoire de l’enfant prodige de Berkane, Hicham el Guerrouj, et de la jeune Hasna Benhassi, respectivement dans les 3000 et 1500m. c’était lors du championnat du monde en salle à Lisbonne. En arrachant 3 médailles, dont deux en or, aux mondiaux d’Edmonton, les athlètes marocains ont inscrit le Maroc avec des mots en or parmi le gotha mondial des grandes nations sportives. Le couronnement a eu lieu avec el Guerrouj qui a achevé la saison au sommet de l’athlétisme mondial en remportant le titre du meilleur athlète au monde par la Fédération internationale d’athlétisme. Une distinction qu’il briguait depuis deux ans et qu’il a fini par s’octroyer le 25 novembre dernier à Monaco. L’objectif à venir pour le recordman mondial est le titre olympique à Athènes en 2004.
Pour sa part, Nezha Bidouane, a renoué avec son titre mondial des 400 m qu’elle avait perdu en 1999 à Séville, inscrivant par la même occasion la meilleure performance de l’année de cette épreuve avec un chrono de 53 sec 34/100. Elle devient ainsi la première athlète au monde à s’approprier ce titre à deux reprises. Bidouane a également été couronnée du prix d’excellence qui lui a été décerné par la fondation Abdou Diouf « sport et vertu » qui récompense la meilleure athlète africaine de l’année 2001 en exaequo avec la sénégalaise Amey M’beki Thiam. Boulami, quant à lui, et bien qu’ayant été vaincu lors des mondiaux d’Edmonton, où il a été classé dixième dans les 3000m steeple, a réussi à se transcender en battant ses rivaux Kenyans à l’occasion du meeting de Zurich. Il a signé au passage la meilleure performance mondiale de la spécialité. Une semaine après, il réalise un exploit inédit en battant le record du monde de la même épreuve mettant fin au monopole des Kenyans qui détiennent le record depuis 1978.
Le tennis constitue également une source de réjouissance pour le sport national. La prestation marocaine lors des Jeux méditerranéens de Tunis est là pour le prouver : trois médailles pour les trois Marocains engagés dans la compétition. A commencer par la jeune et talentueuse Bahia Mouhtassin qui a brillé de tout son éclat en remportant la médaille d’or du simple dames. Elle devient ainsi la première joueuse Marocaine à gagner ce titre. Les deux autres participants marocains, à savoir Mehdi tahiri et Mounir Lâaraj se sont aussi illustrés en remportant deux médailles de bronze, dont l’une en simple hommes (Tahiri) et l’autre en double.
Au niveau supérieur, Hicham a terminé la saison tennistique au 25-ème rang avec, au passage, une finale au tournoi de Monté Carlo. Ceci alors que Younès a ajouté un sacre à son palmarès avec une victoire à Bucarest et deux finales à Lyon et à Amsterdam. Al Aynaoui et Arazi n’ont cessé d’accumuler les exploits tout au long de cette année alors que, blessé, Karim Alami s’est contenté de quelques excellentes sorties. Les trois mousquetaires maintiennent ainsi le Maroc dans le groupe mondial de la Coupe Davis pour la deuxième fois après une victoire dans la douleur à Liège contre la Belgique. L’année 2001 sera, par contre, celle des vaches maigres pour le football avec un championnat de plus en plus médiocre. Brillants sous d’autre cieux, le rendement des footballeurs marocains au sein de l’équipe nationale laisse souvent à désirer. Hormis la victoire au tournoi des Emirats Arabes Unis, l’or des jeux de la francophonie et le titre de champion du monde arabe pour les filles, l’objectif plus important n’a pas été atteint. Il s’agit de la Coupe du monde. La qualification des lions de l’atlas pour la can 2002 ne peut en aucun cas apaiser la déception de l’élimination inattendue du plus grand rendez-vous planétaire du ballon rond, surtout après deux participations consécutives aux Etats-Unis en 1994 et en france-1998.
Le football au niveau des clubs est loin d’être mieux loti. Les trois équipes engagées dans les coupes africaines, les Raja et Wydad de Casablanca et les FAR, n’ont pas tardé à les abandonner. Le Raja et les FAR ont quitté les qualifications aux huitièmes de finale en ligue des champions et en coupe des coupes. Le Wydad s’est arrêté aux quarts.D’autres disciplines non olympiques se sont par contre illustrées tel le kick et le thaï-boxing, le full-contact et la savate, des disciplines qui ont donné au Maroc plusieurs titres mondiaux. Aux arts martiaux, le tae-kwondo a réussi à placer l’un de ses pratiquants sur le podium, en l’occurrence Mouna Benabderassoul qui a remporté le bronze au Championnat du monde en Corée du Sud.
Des sports qui méritent tout encouragement, d’autres qui nécessitent des révisions.

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