Des volleyeurs cubains réfugiés en Italie

Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Et cela arrivera toujours tant que le sport est une affaire de sous et de célébrité.
On se rappelle tous de certains joueurs de l’équipe nationale éthiopienne de football qui après avoir fait escale en Italie, n’ont pas voulu se rendre au Maroc pour disputer un match officiel contre les Lions de l’Atlas. Plus encore, et cette fois-ci cela nous concerne, huit joueurs de l’équipe de Settat ont fait défection au Canada, lors d’un tournoi organisé par un club local. Le phénomène est devenu récurrent. La semaine dernière, six joueurs de l’équipe de volley-ball cubaine se sont réfugiés en Italie au terme d’un tournoi qui s’est disputé en Belgique. L’opération de fuite a été organisée par le tandem Ihosvany Hernandez et Dennis. Tous les deux étaient, en quelque sorte, la locomotive du train. « Nous avons décidé de partir et nous avons pris un train pour Rome où nous attendaient quelques amis», a déclaré Ihosvany Hernandez. Ce dernier, qui a déjà porté les couleurs de la formation de Rome, et quatre autres joueurs sont arrivés samedi dans la capitale italienne. Tous avaient rejoint Dennis, ancienne vedette du club de Palerme, qui les a précédés jeudi dernier. Quant aux autres volleyeurs, il s’agit de Jorge Luis Hernandez, 23 ans, Iasser Romero, 22 ans, Lionel Marshall (ex-Livourne), 22 ans, et Ramon Gado (ex-Modène), 28 ans.
Les raisons, qui ont poussé les joueurs cubains à faire défection en Italie, ne sont pas d’ordre politique. «Nous n’avons pas de problèmes avec le gouvernement cubain ni avec la fédération de notre pays », a ajouté Hernandez. Les motifs, qui sont derrière cette décision, sont beaucoup plus sportifs qu’autres. « Nous voulons cependant nous mettre en valeur dans un championnat plus compétitif et plus spectaculaire », a souligné l’ex-volleyeur de l’équipe de Rome. Dans une déclaration à la presse italienne, ce dernier a fait savoir que les joueurs n’avaient pas l’intention de demander l’asile politique à moins que Cuba ne leur interdise expressément de jouer à l’étranger. « Mes compatriotes et moi-même souhaitons continuer à jouer dans l’équipe nationale cubaine », a-t-il déclaré. Ihosvany Hernandez est l’un des joueurs qui ont permis à Rome de remporter le titre de champion d’Italie en 2 000. Il était obligé de retourner au bercail sur demande du ministère des sports cubain. Cette défection collective risque d’être de lourdes conséquences pour les volleyeurs cubains.
Surtout que leurs couleurs nationales véhiculent les messages de patriotisme du grand Fidel Castro « Patria ou Muerte »!

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