Deux couronnes en un mois

Un mois après son sacre de Roland-Garros, l’Américaine Serena Williams a récidivé en remportant, samedi, les internationaux de Wimbledon après sa victoire en finale sur sa soeur Venus 7-6 (7/4), 6-3.
L’ancienne N°2 n’a pas mis trop de temps pour venir à bout de sa soeur ex-numéro un : 1 heure 18 minutes. C’est son troisième titre dans les tournois du Grand Chelem après son succès à l’US Open en 1999. Il faut dire que les finales entre les deux soeurs sont devenues un classique. Tout comme celles des internationaux de France, cette année, et celle de l’US Open, l’année dernière, cette troisième finale d’un Grand Chelem entre les deux Williams n’a guère soulevé l’enthousiasme. Surtout du fait de Venus, double tenante du titre, qui voulait égaler la performance de l’Allemande Steffi Graf, dernière des huit joueuses ayant gagné trois fois de suite à Wimbledon, de 1991 à 1993.
En perte de vitesse, l’aînée des Williams a totalisé six doubles fautes et n’a réussi que 14 points gagnants pour 25 fautes directes.
Pour ce qui est de la cadette, 9 fois finaliste et victorieuse de sept titres au cours des 12 derniers mois, c’est la montée en flèche. Venus et Serena sont à égalité en termes de victoires 5 partout.
Désormais, le compteur du face-à-face des Williams est remis à zéro. Sur les neuf dernières épreuves du Grand Chelem, les soeurs Williams en ont raflé six. En somme, le tennis féminin américain s’est accaparé la part du lion. Il s’est adjugé 12 des 13 derniers tournois du Grand Chelem depuis la victoire de Lindsay Davenport à Wimbledon en 1999. «Je m’efforce d’atteindre la perfection», avait déclaré Venus, qui a cédé, lundi, sa place de numéro un à sa soeur Serena. Outre leur bon parcours, les deux soeurs ont empoché la bagatelle somme de 729 000 livres, 486 000 pour Serena et le reste pour Venus. Une finale entre deux soeurs, cela n’est jamais arrivé depuis 1884, première année de l’instauration d’un simple dames au programme d’un tournoi qui avait commencé en 1877.
Lors de cette finale, l’Anglaise Maud Watson, âgée de 19 ans, Battit alors son aînée de sept ans, Lilian Watson, 6-8, 6-3, 6-3. Filles d’un professeur de mathématiques à la Harrow School, toutes deux étaient vêtues d’une robe longue à col fermé et portaient un chapeau. La chronique rapporte que 500 spectateurs assistèrent à cette finale.

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