Dolmy, le maestro will never die

Dolmy, le maestro will never die

Il a été une inspiration pour de nombreuses générations

Dolmy était respecté par tous les Marocains. Les supporters de tous les clubs, dans toutes les régions, peuvent être hostiles vis-à-vis des autres joueurs, à l’exception de Dolmy. Jamais un quelconque public ne l’a attaqué malgré la rivalité intense entre les équipes protagonistes…

Abdelmajid Dolmy n’est plus. Légende du football marocain et africain, Dolmy s’est éteint jeudi dernier. Il est décédé, à l’âge de 64 ans, des suites d’un malaise de santé. Même en étant croyants et convaincus par le fait que l’être humain n’est pas éternel, il faut reconnaître que la mort de Dolmy a été un choc pour le public. Ses innombrables fans lui trouvaient toujours des surnoms à la hauteur de sa haute créativité de son art exposé sur les pelouses, «Le maestro», «L’m3allem», «Dolomate»… Sur les réseaux sociaux, les hommages se multiplient pour saluer la mémoire du sportif, virtuose sur la pelouse pour l’équipe nationale marocaine mais aussi pour les diables verts du Raja.
Depuis sa mort, beaucoup de choses ont été dites à propos de ce joueur hors pair, sur son parcours très long et très riche en réalisations que ce soit avec l’équipe du Raja de Casablanca ou avec la sélection nationale. On a évidemment vu sur la Toile les réactions de stars, d’anciens footballeurs, d’éminentes personnalités, des jeunes, de Monsieur Tout-le-Monde …On savait que la grande estime et l’amour dont il jouissait chez le public n’étaient pas seulement dus à son talent, mais aussi et surtout pour sa discipline et son fair-play hors norme. On peut être un joueur talentueux, et il y en avait toujours au Maroc et ailleurs. Mais être à la fois un maître du ballon rond, et rester pendant toute sa carrière sur le même niveau de discipline, de modestie et d’abnégation est une chose très rare. D’ailleurs sa réputation dans ce sens va aller au-delà des frontières lorsqu’il a obtenu le «prix du fair-play» décerné par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le 15 octobre 1992, un an après avoir mis fin à sa carrière. On sait qu’il compte plus de 140 sélections avec les Lions de l’Atlas, et des milliers de matchs avec le Raja, et avant dans tous les terrains de quartier que comptaient Derb Soltane et Ain Chok… Et Dieu sait qu’à l’issue de chaque match, son maillot était le plus mouillé…

Un triste été pour le football national

Abdelmajid Dolmy a côtoyé des générations de footballeurs marocains. Il a eu ainsi la chance de jouer avec plusieurs générations, il a été imprégné par le style des grands, notamment son aîné, son idole, le maître des maîtres, le regretté Mustapha Choukri, alias Petchou. Dolmy n’était pas un joueur comme les autres, il n’était pas exceptionnel, il était exceptionnellement exceptionnel… Un état d’esprit, une école… Demandez au Tunisien Tarek Diab, Ballon d’Or d’Afrique en 1977… Demandez au Camerounais Roger Milla, deux fois Ballon d’or d’Afrique (1976 et 1990), qui ont goûté tous les deux à sa recette de petit pont.

Demandez à la star ivoirienne des années 1980 Abdullay Traoré et au Français Luis Fernadez ainsi qu’à l’Allemand Lothar Matthäus qui ont fait les frais de sa dextérité à manier le ballon avec les deux pieds…Sur le plan interne ses collègues sur la pelouse en ont dit long à chaque fois que l’occasion se présentait. De Said Ghandi à Mohamed Timoumi, en passant par Aziz Bouderbala et Mustapha Haddaoui, ainsi qu’un grand nombre de joueurs… ses qualités ont été énumérées dans les journaux, sur les ondes des radios et les écrans de télé ainsi que sur la Toile. Dolmy est une légende, il n’y a aucun doute là-dessus, mais c’était une légende imbue de modestie et de gentillesse…

Dolmy est un monument de notre football qui avait choisi de mettre son savoir-faire au service des jeunes joueurs en les soutenant et en leur apprenant la maniement du ballon lors des situations imprévisibles, qu’ils n’auraient pas traitées aux séances d’entraînement…Dolmy était respecté par tous les Marocains. Les supporters de tous les clubs, dans toutes les régions, peuvent être hostiles vis-à-vis des autres joueurs, à l’exception de Dolmy. Jamais un quelconque public ne l’a attaqué malgré la rivalité intense entre les équipes protagonistes… Et même les Wydadis, éternels rivaux du Raja, observaient cette exception.
C’est un été très triste pour le football national. Dolmy était un grand joueur… il était un grand tout court… Il a été une inspiration pour de nombreuses générations et un homme dont l’engagement au service du football a été sans faille tout au long de sa vie. Aujourd’hui, nos pensées émues vont à sa famille et à ses proches. Adieu le maestro, jamais on ne t’oubliera.

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