Dopage : Bernard Lagat innocenté

Annoncée simultanément par la Fédération internationale (IAAF) et l’athlète, l’information permet en tout cas à l’athlète de reprendre immédiatement la compétition. Lagat (28 ans) avait été contrôlé le 8 août sur son site d’entraînement allemand à Tubingen. Le médaillé de bronze du 1500 m des jeux Olympiques de Sydney avait quitté la sélection pour les Mondiaux de Paris/Saint-Denis dès l’annonce des résultats de l’échantillon A. Officiellement, le coureur avait déclaré forfait avant les séries des Mondiaux le 23 août, en raison d’une grippe intestinale. L’athlète s’est naturellement réjoui de cette décision, qui suit les deux analyses faites par le laboratoire accrédité de Cologne (Allemagne). « Je suis extrêmement heureux que mon innocence ait été reconnue. Ces dernières semaines ont été très difficiles, sachant que le faux échantillon A m’a empêché de pratiquer ma profession et de concourir pour une médaille lors des Mondiaux », a écrit Lagat, qui compte retourner en Arizona (Etats-Unis), où il réside depuis plusieurs années pour se ressourcer avant de reprendre l’entraînement. Le Kenyan, qui se plaint que son nom ait été sali à cause de cette histoire, réclame que l’IAAF « suspende ce type de test pour l’EPO ». « Mon expérience me fait dire qu’il y a de sérieuses zones d’ombre sur la façon dont sont effectués les tests actuellement », a-t-il lancé. Enfin, Lagat ne cache pas qu’il va réfléchir avec ses avocats aux moyens d’être réparé des préjudices subis pendant cette affaire, révélée le 3 septembre dernier. « Pour le moment, nous avons un fait sans explication: l’athlète est innocenté car l’échantillon B ne confirme pas l’échantillon A », a indiqué le secrétaire général de l’IAAF, Istvan Gyulaï, « étonné » de ce démenti rarissime concernant l’EPO. Auparavant, seule la Russe Olga Yegorova avait été innocentée, en 2001, après un premier échantillon positif à l’EPO. L’IAAF avait d’abord suspendu l’athlète, avant de lever la suspension en raison de problèmes de procédure lors de la contre-expertise sur l’échantillon B devenu illisible.

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